Des mort de trop – Des sanctions sévères pour les pirates de mer


L’Agence portuaire, maritime, et fluviale, APFM, entend sévir avec la plus grande fermeté contre les responsables inconscients qui ont causé la mort de plusieurs personnes dans le naufrage du bateau MS Francia.

Une odyssée meurtrière. En toute clandestinité. Un départ qui a échappé au contrôle et à la vigilance de l’Agence portuaire, maritime et fluviale, APMF. C’est dans cette logique de mise au point que Maurice Tianjara et Mamy Thierry Randrianarivony, directeur général adjoint de l’APFM et directeur des opérations en mer, expliquent l’origine et la cause de l’accident maritime ayant tué de nombreuses personnes au large de Sainte-Marie. C’était hier matin devant des journalistes à l’affût du « moindre indice » au siège de l’APMF à Alarobia.

« Nous pouvons qualifier de grave, cette catastrophe et des mesures punitives sévères seront édictées, imposées à ceux qui étaient responsables de ce drame humain. Les premiers éléments de l’enquête et les renseignements pris sur place ont confirmé que le capitaine propriétaire du MS Francia est sorti indemne de ce naufrage. Mais conscient de la gravité des infractions qu’il a commises, il est en fuite. Il est recherché par les autorités en action dans les parages » annonce d’emblée Maurice Tianjara.

Selon lui « le port officiel d’attache se trouve à Mananara. Or, MS Francia a embarqué ses cent trente passagers, version officielle, en attendant de plus amples précisions, à Antanambe à 22 nautiques de Mananara. La commune rurale la plus au sud de Mananara. Un éloignement qui n’a pas permis au personnel de notre antenne de passer aux différents contrôles d’usage. En plus, ils étaient partis à l’aube pour rejoindre Soanierana Ivongo, à 2 heures pour chavirer et couler à 9 heures 20 du côté d’Antsiraka à l’endroit dit Pointe de Sainte-Marie. Une inondation de la salle à machine a provoqué l’hécatombe. À l’évidence, il a dépassé sa capacité de chargement avec une jauge de dix tonneaux. Les dispositions légales exigent aussi que seuls les bateaux équipés de radars soient autorisés à naviguer la nuit. Ce qui n’est pas le cas du MS Francia. En plus, il n’était pas aménagé pour transporter des passagers. C’est un navire cargo. Seuls quatre bateaux de Mananara ont les licences, après des inspections techniques et rigoureuses de l’APMF, à effectuer ce trajet avec des passagers vers Soanierana-Ivongo» détaille Maurice Tianjara. Qui a cité trois noms, le Melissa, l’Hermès et Volasoa.

Trois patrouilleurs

Il ajoute: « Les formalités administratives et techniques requises sont à remplir au port officiel, à Mananara pour le cas d’espèce, avant tout départ en mer. Des agents de l’APMF vérifient, enregistrent le nombre des passagers et les bagages. Ils discutent aussi avec les membres d’équipage. Ils effectuent le flambord, la mesure des charges du navire, pour éviter d’éventuelles submersions en pleine mer. Tout en les informant sur les conditions météorologiques. En cas de climat défavorable, les départs prévus sont aussitôt ajournés », précise Maurice Tianjara.

Trois « patrouilleurs » ont été envoyés sur les lieux du drame. Le bilan de la tragédie humaine ne peut être que provisoire. Les chiffres changent au fur et à mesure du nombre des corps repêchés et celui des survivants. L’APMF sensibilise sur les dangers encourus par les « nomades » qui prennent des bateaux n’ayant pas suivi les normes de sécurité et de sûreté en vigueur que l’APMF essaie d’imposer aux professionnels des transports maritimes. Elle ne se disculpe pas mais rappelle des obligations à observer. Les matelots de MS Francia, s’il y en avait, ont nagé dans le flou total. Avec des conséquences désastreuses.



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