De Soanierana Ivongo à Fenoarivo Antsinanana


Depuis lundi, jusqu’à la nuit dernière et au petit matin, les opérations de sauvetage et de recherche continuent. Les sauveteurs agissent sur un double front.

Sur deux fronts. Les eaux au large de la région Analanjirofo ont été le théâtre de deux drames, lundi. L’un concerne le naufrage du bateau Francia, faisant des dizaines de victimes en début de matinée et l’autre, le crash de l’hélicoptère transportant à son bord le général Serge Gellé, secrétaire d’Etat à la gendarmerie nationale, deux officiers supérieurs et un sous-officier des Forces armées.

De Soanierana-Ivongo, lieu du naufrage, à Ambatomalama, dans le district de Fenoarivo Antsinana, point du crash de l’aéronef de l’armée, les opérations de recherche de sauvetage battent leur plein, depuis lundi. Des opérations qui ont continué durant toute la nuit, malgré les intempéries. «A un moment, nous étions obligés de suspendre les opérations puisque les conditions climatiques rendaient les manœuvres trop dangereuses», explique une source sur place.

A la moindre accalmie, les zodiacs et les vedettes, avec à leur bord des plongeurs, appuyés par un hélicoptère, reprennent les recherches. A Soanierana Ivongo, les recherches concernent d’éventuels passagers de Francia qui pourraient être toujours perdus en mer. A Ambatomalama, les sauveteurs s’activent pour secourir le colonel Hery Rakotomiliarison, qui a été aux commandes de l’appareil, et le colonel Olivier Andrianambinina, directeur de la sécurité à la primature, sont toujours portés disparus.

C’est justement à la suite d’une descente sur terrain pour constater de visu les conditions du naufrage de bateau Francia et superviser les opérations de sauvetage avec Christian Ntsay, Premier ministre, et le général Richard Rakotonirina, ministre de la Défense nationale, que le général Gellé a eu cet accident d’hélicoptère. Essuyant une rafale de vent, l’appareil s’est brisé dans l’eau, alors qu’un convoi de deux hélicoptères transportant la délégation gouvernementale allait rentrer à Toamasina.

«C’était un accident. Les conditions permettaient un vol de nuit. L’appareil dispose de phares, également. Il y a eu, malheureusement, une rafale de vent et l’hélicoptère a soudainement fait une chute libre. Ce n’était ni de la faute du pilote, ni à cause d’un problème technique», témoigne le général Gellé qui s’en est sorti avec quelques blessures superficielles à la jambe.

Le point de coulement de l’hélicoptère a été repéré à 600 mètre au large des plages d’Ambatomalama. Selon les informations, les plongeurs ont constaté que toutes les portes de l’appareil étaient ouvertes et toutes les ceintures de sécurité étaient détachées. «Celà indique que tous les passagers ont pu sortir de l’appareil. Qu’ils étaient tous en vie après le crash», explique une source militaire.



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