Crash d’hélicoptère – Le général Gellé échappe à la mort


L’endurance et la volonté de vivre du général Serge Gellé ont impressionné le public. Il est l’un des deux rescapés d’un crash d’hélicoptère, lundi, tandis que deux autres personnes sont portées disparues.

«Lehilahy izay mahafaka ny tampoka». C’est la devise choisie par le général Serge Gellé, secrétaire d’État à la gendarmerie nationale, pour être inscrite sur sa bannière d’officier général.

Une phrase qui peut être traduite librement par «un homme est celui qui surpasse les effets de surprise».

Cette devise, le membre du gouvernement l’a démontré par les actes en ayant survécu au crash d’un hélicoptère, dans la soirée de lundi.

Après douze heures en mer, à batailler contre le vent, le froid et le courant, le général Gellé a pu rejoindre la terre ferme, après avoir é té sauvé des eaux par des pêcheurs au large de Mahambo. Il est presque 8 heures, lorsqu’une embarcation de quatre pêcheurs accoste sur la plage en face de l’hôtel La Pirogue, à Mahambo, avec à son bord le secrétaire d’État à la gendarmerie nationale. Tout de suite, le membre du gouvernement a été pris en charge par le responsable et le personnel du lieu de villégiature.

Dans une vidéo tournée par le responsable de l’hôtel La Pirogue avec son smartphone, vraisemblablement, et ayant fait l’objet d’une large diffusion à la demande du général Gellé, ce dernier a voulu rassurer ses proches et ses collaborateurs au sein de la gendarmerie nationale et l’Exécutif. «Je suis le général Serge Gellé, secrétaire d’État à la gendarmerie, nous avons eu un accident d’hélicoptère hier, je ne sais pas si mes trois collègues sont vivants. Néan­- moins, je suis vivant, je suis bien arrivé à Mahambo», sont ses premiers mots, pour indiquer qu’il est sain et sauf et a toutes ses facultés intellectuelles. Il a même demandé à boire un jus de coco, afin de reprendre des forces.

Le secrétaire d’État à la gendarmerie nationale affirme qu’il a nagé douze heures, soit «de 19 heures 30, à 7 heures 30». Une performance qu’il a pu réussir en s’agrippant au coussin en mousse enrobé de cuir de la chaise de pilote de l’aéronef.

Volonté de vivre

Une source proche de l’Armée explique que le revêtement en mousse des sièges des hélicoptères type alouette utilisé par l’Armée de l’air est effectivement détachable.

«Nous étions quatre dans l’appareil. J’étais assis derrière le pilote. N’ayant pas de gilet de sauvetage, j’ai détaché le siège [le coussin du siège] du pilote et m’en suis servi comme bouée», explique le général Gellé. Dans une autre vidéo, il reconnaît que s’il était resté dans l’eau une heure de plus, il n’aurait pas survécu. «Si vous étiez intervenus une heure plus tard, je serais certainement mort. Je n’aurais pas tenu le coup à cause de la fatigue».

Bien que gardant un ton toujours volontaire, une bonne humeur et même taquin, le secrétaire d’État à la gendarmerie nationale est apparu exténué. Dépassant de sa tenue de combat, neuve selon ses dires, ses mains pâles et fripées témoignent des longues heures qu’il a passées dans l’eau avant d’être repêché. Il explique sa survie par une volonté de rester en vie et sa qualité de nageur et ses expériences de sauveteur.

«Je suis resté calme et j’ai enlevé tout ce que je portais de lourd comme mes bottes et mon ceinturon. J’ai tout fait pour rester en vie. Avec ma bouée de fortune, je savais que je pouvais rester en vie, au moins jusqu’au matin», soutient l’officier général. Ayant fait ses gammes comme stagiaire à la gendarmerie nationale, avant de gravir tous les échelons jusqu’à devenir général de division et intégrer le gouvernement, le général Gellé est réputé être un grand sportif, doté d’une condition physique exemplaire et d’une endurance hors pair du haut de ses 57 ans. Le fait d’avoir survécu à douze heures de nage en mer et dans des conditions difficiles confirme sa réputation.

L’officier général est le premier rescapé des quatre militaires à bord de l’hélicoptère de l’Armée qui s’est brisé en mer, lundi. Un second passager a, également, survécu à l’accident, il s’agit de l’adjudant-chef Laitsara Jimmy Andrianarison, mécanicien de l’Armée de l’air. Les deux autres personnes à bord, à savoir le colonel Hery Rakotomiliarison, qui a été aux commandes de l’appareil, et le colonel Olivier Andrianambinina, directeur de la sécurité à la Primature, sont toujours portés disparus.



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