Procès Apollo 21 : demande de « fin de poursuites » contre une « réclusion à (…)


Le verdict du tribunal, concernant l’affaire Appollo 21 peut être connu aujourd’hui, 10e jour du procès. Après deux jours de plaidoirie, la tendance est plus ou moins claire : d’un côté le ministère public veut charger à tout prix Paul Rafanoharana, son épouse, Marc François Philippe ainsi que Victor Ramahatra et Aina Razafindrakoto en requérant la réclusion à perpétuité pour eux, d’un autre, l’abandon des charges pour les autres accusés, dont des militaires et gendarmes.

Pour le ministère public, les preuves sont suffisantes pour incriminer les deux français impliqués dans cette affaire et qui sont considérés comme étant les instigateurs d’une présumée tentative d’assassinat du président de la République et des personnalités politiques du pays. Le ministère public les accuse principalement d’ « association de malfaiteurs », de « complot en vue d’attenter à la vie du chef de l’Etat et de renverser le gouvernement ».

Pour l’avocat général, Arsène Rabe, tous les accusés voulaient « assassiner le président de la République, mais il pointe notamment du doigt l’ancien gendarme franco-malgache en insistant sur le fait qu’il voulait devenir Premier ministre, il voulait entrer au gouvernement pour mettre fin au régime mafieux ».

Maître Willy Razafinjatovo alias Olala qui assure la défense de Paul Rafanoharana ne l’entend pourtant pas de cette oreille. Dans sa plaidoirie, il a réclamé le renvoi des fins de poursuite de ses clients et de tous les accusés d’ailleurs. « Au nom de tous les avocats en tant que vice-doyen, nous demandons la fin des poursuites pour tous », a-t-il déclaré, après avoir défendu ses clients et plaidé pour une « circonstance atténuante ». Il a notamment insisté sur l’ « absence de preuves » et des « violations » des droits de la défense, déjà évoquées par ses pairs.

Quelle preuve le ministère public a-t-il amené pour démontrer la véracité de l’accusation contre Paul Rafanoharana, a-t-il demandé ? Pour maître Olala, dans l’acte d’accusation même, il n’y a pas d’acte préparatoire, ni début d’exécution, autrement dit, il n’y a pas d’acte punissable. Après cette plaidoirie, la séance a été suspendue en fin de journée et devrait reprendre ce vendredi matin.

Sauf une réplique de la part du ministère public par rapport à la plaidoirie des avocats de la défense, et sans aucune riposte de ces derniers par rapport aux éventuelles réponses du ministère public, le dénouement de l’affaire pourrait être connu dans la journée même.



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