La politique industrielle séduit les sénateurs


Au diapason. Tous conçoivent que la hausse du coût de la vie est un des principaux problèmes actuels. Le sujet a été largement discuté durant la séance de questions et de réponses entre les sénateurs et le gouvernement, hier, au palais de verre d’Anosy. Les deux parties s’accordent, cependant, sur un point. La solution durable pour renverser la tendance est l’industrialisation.

Durant les échanges d’hier, les sénateurs ont alors affirmé leur soutien à la politique industrielle de l’État. Une politique portée par le ministère de l’Industrie, du commerce et de la consommation. Afin de concrétiser le Velirano numéro 7 du président de la République qui est l’industrialisation du pays, le département conduit par le ministre Edgard Razafindravahy accélère la mise en oeuvre du projet «One district, one factory» (ODOF), et la mise en place des pépinières industrielles.

Dans sa réponse aux sénateurs, le ministre Razafin­dravahy a justement souligné les impacts concrets qu’auront le projet ODOF et les pépinières industrielles sur le quotidien des ménages. De s a rgumen t s qui on t convaincu les membres de la Chambre haute, visiblement.

Le ministre Razafin­dravahy explique qu’actuellement, 80% des produits nécessaires au quotidien de la population sont importés. A cause de la crise sanitaire, les prix sur le marché local subissent les conséquences des chamboulements sur le marché international. Il y a par exemple, le prix du fret qui a pratiquement quadruplé. De 3 000 dollars, il est passé 12 000 dollars.

«Lorsque les pépinières industrielles commenceront à produire, vous verrez l’effet que cela aura sur les prix des produits nécessaires au quotidien», soutient le ministre Razafin­dravahy.

L’ODOF et les pépinières industrielles, boosteront aussi, la concrétisation de l’autosuffisance alimentaire du pays. Le ministre Razafindravahy réaffirme, notamment, que deux usines sucrières seront opérationnelles en début de l’année prochaine. Elles seront sises dans les régions Anosy et Boeny. Le matériel nécessaire pour les faire tourner est déjà arrivé au port de Toamasina, ajoute-t-il. En réponse aux sénateurs, il a, par ailleurs, indiqué que son département travaillera sur le redémarrage des usines locales qui ont fermé leurs portes.



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