Kere : 100 millions de dollars supplémentaires pour le Sud


La Banque mondiale vient d’octroyer 100 millions de dollars supplémentaires pour lutter contre le kere dans le Sud. Environ 920 000 personnes, réparties dans 14 districts de rois régions du Sud de Madagascar à savoir Anosy, Androy et Atsimo Andrefana bénéficieront de cette aide. L’enveloppe consistera à mener un projet d’appui aux moyens de subsistance résilients appelé Mionjo.

Au niveau des ménages, l’objectif est de fournir aux personnes les plus exposées à l’insécurité alimentaire une aide immédiate sous forme d’eau et de transfert monétaire, ainsi que des innovations adaptées au climat, afin de relancer leurs activités agricoles et les aider à retrouver leurs moyens de subsistance et leurs biens. Au niveau des villages, le projet améliorera les sources d’approvisionnement en eau pour les rendre plus efficaces et capables de soutenir la consommation humaine et animale, et dans certaines zones, la production irriguée d’aliments riches en nutriments.

Le projet vise à briser le cercle vicieux et à donner aux populations du Sud la possibilité d’améliorer durablement leurs moyens de subsistance », explique Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Est et australe. « Grâce à ce nouveau soutien, nous cherchons à lier les ripostes d’urgence à court terme à un appui soutenu des moyens de subsistance et à des interventions de reverdissement plus efficaces afin de réhabiliter les systèmes de production alimentaire et de subsistance des populations », indique-t-il.

Ce financement supplémentaire au projet Mionjo s’inscrit dans le cadre de l’engagement continu de la Banque mondiale visant à renforcer la riposte du gouvernement à la crise provoquée par la sécheresse, à réduire les vulnérabilités et à améliorer la résilience des communautés et la durabilité des systèmes de production alimentaire et de subsistance. Il porte désormais à 200 millions de dollars le financement de ce projet.

« Nous voyons ce programme comme un changement de paradigme qui jette de solides fondations pour prévenir la famine et les autres chocs naturels qui ont fait du sud de Madagascar l’une des régions les plus pauvres du pays », poursuit Hafez Ghanem qui a insisté sur le fait qu’aucun développement ne pourra être réalisé dans le Sud de Madagascar, l’une des régions les plus pauvres du pays, si le cycle récurrent de la sécheresse n’est pas rompu.



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