Plus de 2000 bois saisis à Miarinarivo – Midi Madagasikara


Les bois saisis mardi dernier.

Les trafics des ressources forestières continuent et vident la Grande Île de ses richesses naturelles. Si certains sont interceptés par les autorités, d’autres passent facilement entre les mailles du filet. 

«Un convoi de 12 camions transportant 2055 bois illégaux – sans aucun papier –  en route pour la capitale, ont été interceptés dans la nuit du 7 décembre dernier à l’entrée de Miarinarivo (sur le RN1) par des gendarmes locaux». C’est ce que rapporte le ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) dans un communiqué publié hier. Une saisine rendue possible grâce à un signalement effectué par un concitoyen, si l’on s’en tient toujours au ministère de tutelle. La situation est d’autant plus critique, compte tenu de la suspension de l’exploitation de bois décidée par le gouvernement malgache, dans l’objectif de préserver les forêts naturelles restantes. Au lendemain des faits, une descente sur terrain aurait été menée par une délégation du MEDD, conduite par son secrétaire général Moise Andry Rasamoelina et des officiers de la police judiciaire

En cours. Les enquêtes ont été menées par les officiers de Police Judiciaire de la Direction des Aires Protégées, des Ressources Naturelles et des Ecosystèmes (DAPRNE) et aussi de l’unité de lutte contre la corruption auprès du MEDD. 12 personnes, les conducteurs des 12 véhicules interceptés, ainsi que deux autres personnes comme étant leurs propriétaires, ont été auditionnés vendredi dernier si l’on s’en tient toujours au MEDD. Par ailleurs, trois autres individus suspectés à l’origine de cette affaire seraient actuellement recherchées. La saisine des bois illégaux, la semaine dernière, constitue la nécessité d’implication et engagement des parties prenantes telles que les autres départements ministériels, les forces de l’ordre, les autorités locales,  les citoyens ou encore la justice dans la lutte pour la préservation des ressources naturelles malgaches. Quoi qu’il en soit, le MEDD s’interroge pourquoi les cargaisons n’ont été interceptées qu’à Miarinarivo.

José Belalahy





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