Soanierana Ivongo – Rajoelina lance le chantier de la RN5


Le top départ de la réhabilitation du tronçon de la RN5 entre Soanierana Ivongo et Mananara Nord, a été donné, hier. Il en a profité pour préciser que la construction de l’autoroute Antananarivo – Toamasina démarrera l’année prochaine.

Voici venu le temps de l’action. C’est avec ces mots que Andry Rajoelina, président de la République, a démarré sa prise de parole à Soanierana Ivongo, hier. Un discours durant lequel il a donné le coup d’envoi du chantier de réhabilitation du tronçon de la Route nationale numéro 5 (RN5), allant jusqu’à Vahibe, près de Mananara Nord.

« Il est temps de passer à l’action. Fini les promesses », lance le chef de l’État, faisant allusion au fait que contrairement aux précédentes administrations, la sienne engage concrète la réfection du principal point noir de la RN5. Que lui, il concrétise ses engagements de campagne. Pour appuyer ses dires, il a montré les engins postés en ordre de bataille sur le point de départ du chantier. Il a, également, fixé la durée des travaux à dix-huit mois, au lieu des vingt-quatre mois prévus dans la fiche du projet.

Face aux habitants de Soanierana Ivongo, Andry Rajoelina soutient alors que les travaux lancés hier, devront être terminés avant le 26 juin 2023. Durant la pose de la première pierre du chantier, il a glissé, en 2024, ce sera une toute autre chose. La réhabilitation de la route entre Soanierana Ivongo et Mananara Nord est un engagement de campagne du locataire d’Iavoloha. Le challenge qu’il s’est fixé et qu’il impose à son administration est de concrétiser ses Velirano avant la fin de son quinquennat.

La réalisation des Velirano présidentiels a, toutefois, pris du retard. Le marasme économique, conséquence de la crise sanitaire, pourrait en être la raison. Le fait d’affirmer qu’il est temps de passer à l’action sonne ainsi comme un pied de nez à ses détracteurs qui le raillent sur le fait que ses engagements stagnent au stade de promesse.

À l’année prochaine

D’une distance de 75 kilomètres, les travaux lancés hier, ne sont que la première phase du projet de réhabilitation de la RN5 reliant Soanierana Ivongo et Mana­nara Nord. Le projet comprend la construction d’une dizaine de ponts et est financé à hauteur de 86 millions de dollars. Si une entreprise chinoise est chargée de son exécution, les parties prenantes au financement sont, de prime abord, des entités arabes.

La deuxième phase du projet, qui est de 40 kilomètres, jusqu’à Mananara Nord, sera engagée sur la base des évaluations de la réalisation de la première phase, selon les explications de Jerry Hatrefindrazana, ministre des Travaux publics. Pour en revenir au discours du chef de l’État, ses mots passer à l’action, raisonnent quelques jours après la phrase, nous allons accélérer les actions de développement, dits durant sa visite à Ampefy, dimanche. Le top départ des travaux de réhabilitation du tronçon de la RN5, a en tout cas, été donné dans la liesse populaire.

Affirmant sa joie, le député Robert Rasoloniaina, élu à Mananara Nord, chanteur à ses heures perdues, a même poussé à chansonnette, hier, avec comme choristes, une bonne partie de ses pairs de la province de Toamasina. Le Robert, de son nom de scène, a en effet, décrié l’état calamiteux de la route entre Soanierana Ivongo et Mananara Nord, dans une de ses chansons. « C’est pour réclamer la réhabilitation de cette route, justement, que je me suis lancé dans la politique et porté candidat à la députation. Maintenant, mes revendications sont sur le point d’être réalisées », scande-t-il.

Face aux habitants de Soanierana Ivongo, le président de la République a fait le rapprochement du lancement des travaux de la RN5 avec un projet d’infrastructure majeur, l’extension du port de Toamasina. Il en a, également, donné le coup d’envoi, jeudi.

Cette bifurcation dans l’objet de son allocution a été pour introduire une annonce majeure qui porte sur le projet de construction de l’autoroute reliant Antananarivo et Toamasina.

Réitérant que les études sont bouclées, Andry Rajoe­lina donne donc rendez-vous l’année prochaine pour le début du chantier de construction des 256 kilomètres que feront l’autoroute entre la capitale et la ville du grand port. « Les travaux démarreront impérativement l’année prochaine », atteste le président de la République. Un nouveau défi qui vient s’ajou­ter à la to do list de son administration.

La première phase du projet MIAMI bouclée en janvier

“Miray hina Ary Mifankatia”. Telle est la définition donnée par le président Andry Rajoelina, au sigle MIAMI, qui sera le nom donné au bord de mer de Toamasina, qui est en cours de réaménagement. Il en a fait part durant sa visite du chantier avec son épouse, hier, en début de journée. Gérard Andriamanohisoa, secrétaire d’État chargé des nouvelles villes et de l’habitat, a profité de cette visite du couple présidentiel pour annoncer que la première phase du projet MIAMI sera terminée d’ici la fin du mois de janvier 2022.

Cette première partie du projet qui court sur 600 mètres comprend, notamment, des terrains de basket, qui pourront être utilisés pour d’autres disciplines, un site de musculation et de remise en forme en plein air dont l’accès sera gratuit. A entendre les descriptions faites par le membre du gouvernement, hier, un skate park qui sera parmi les plus grands en Afrique devrait, également, faire partie du lot. Durant la visite d’hier, il a été constaté que le jardin des amoureux qui pourrait être le principal lieu de détente du site, se dessine déjà. Il devrait être terminé avant la fin de l’année.



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