Procès Apollo 21 – Jour 4 : Sareraka nie toute implication dans le projet


La quatrième journée du procès de l’affaire Apollo 21 a été marquée par le passage à la barre de Sareraka. Les éléments du GSIS, figurant dans la liste des accusés ont, également, été entendus.

N on coupable. Telle est la réplique de tous les accusés qui ont été appelés à la barre de la salle 4 du palais de justice d’Anosy, dans le cadre du procès de l’affaire Apollo 21, jusqu’ici. Une réponse martelée par Yvon Randriazanakolona, dit Sareraka, chargé de mission à la présidence de la Répub­lique, hier.

L’artiste adepte des chansons à texte engagées, a ouvert les débats de la quatrième journée du procès sur la tentative d’assassinat du président de la République, hier. Sareraka est le quatrième accusé à s’être présenté devant la juge et quatre assesseurs de la Cour criminelle. Sous les feux des questions du ministère public, il a nié toute implication dans le projet Apollo 21. Le passage de Yvon Randriazanakolona à la barre était attendu. Son nom est, en effet, revenu fréquemment dans les procès verbaux des dépositions des accusés durant les auditions lors de l’enquête préliminaire.

«Je rejette formellement toutes ces accusations. Je ne ferais jamais rien qui pourrait nuire au président de la République. Aussi, je ne soutiendrais jamais aucune intention d’attenter à sa vie», réplique le chargé de mission Randriazanakolona. Artiste engagé, Sareraka s’est fait une place dans la sphère politique durant la crise de 2009 et la Transition qui s’ensuivit. Il a été un des fervents partisans du Président Andry Rajoelina. Un des hauts parleurs du camp des Oranges. Dans ce sens, il a affirmé devant la Cour avoir été étonné et être attristé par son arrestation et les accusations portées contre lui dans cette affaire.

Les GSIS à la barre

Outre son innocence, Yvon Randriazanakolona a clamé sa fidélité envers le Chef de l’État devant la barre, hier. «J’ai toujours défendu le président de la République et je continue à le faire. Si j’avais été au courant d’un tel projet, j’aurais été le premier à lui en avoir informé», affirme-t-il. Sareraka atteste n’avoir entendu parler du projet Apollo 21 que durant son audition lors de l’enquête préliminaire. Il concède, néanmoins, avoir engagé des démarches pour sonder des personnes pouvant être nommées membres du gouvernement.

Ce sont, justement, ses tractations pour la composition d’un nouveau gouvernement qui ont placé Sareraka sur la liste des accusés dans cette affaire. Parmi les preuves à charge contre lui, il y a des échanges de message sur des noms de probables ministrables. Le chargé de mission à la présidence de la Républi­que réplique, toutefois, que c’est «une», de ses supérieurs hiérarchiques au sein de cette institution qui l’a demandé «de chercher des personnes fiables pouvant aider le Président dans des moments difficiles». Il a fait référence à la recomposition du gouvernement qui devait se faire en début d’année.

Les cinq éléments du Groupement de sécurité et d’intervention spéciale (GSIS), de la gendarmerie nationale, également, happés par l’affaire Apollo 21 ont, aussi, été appelés à la barre, hier. Ils ont été affectés, verbalement, à la sécurité de Philippe Marc François. À l’instar de leurs coaccusés, participation et d’association de malfaiteurs dans l’optique de commettre des crimes, de fomenter une rébellion pour renverser le gouvernement et d’attenter à la vie du président de la République, sont les charges imputés à ces gendarmes d’élite.

«Nous n’avons effectué que la mission à laquelle nous a affectés notre supérieur hiérarchique, auprès de l’entreprise Smart One, sans plus», ont déclaré à l’unisson les cinq gendarmes pour se défendre contre les accusations. Ils affirment, également, ne pas avoir été au courant du projet Apollo 21. Le procès se poursuivra, ce jour. Le général retraité Victor Ramahatra et les cinq généraux en exercice, entre autres, attendent encore d’être appelés à la barre.



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