CNIDH : La société civile conteste la légitimité du nouveau bureau


Plus d’une cinquante d’organisations de la société civile (OSC) interpellent sur la situation qui prévaut actuellement au CNIDH ou Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme. Hier, veille de la Journée internationale des Droits de l’Homme, elles ont sorti un communiqué conjoint pour dénoncer une situation qui traine depuis des mois.

Dans leur communiqué, ces organisations affirment que malgré les différentes doléances et interpellations adressées auprès du Président de la République concernant la nécessité de mettre en place une CNIDH plus inclusive, sans discrimination, respectueuse de la diversité et une meilleure représentation, aucune mesure pour régulariser la situation n’a été prise à ce jour.

Elles déplorent l’élection du nouveau bureau permanent de la commission et contestent de manière catégorique sa légitimité à cause de la cupidité et de l’irresponsabilité de certains qui violent la loi et le Pacte international des droits civiques et politiques. Elles dénoncent que le nouveau bureau plutôt que de s’engager à faire respecter les Droits de l’Homme une réalité, préfère protéger des intérêts partisans.

La CINDH est opérationnelle depuis le 13 octobre 2016. C’est un organe spécialisé chargé de la Promotion et de la Protection des Droits de l’Homme à Madagascar. La CNIDH compte onze membres dont sept de la société civile, un membre chacun de l’Assemblée nationale, du Sénat, des enseignants-chercheur et un représentant du gouvernement. La société civile souligne que la crise perdure à cause de l’obstination et de la persistance avec lesquelles l’Etat exclut, abusivement, l’entité œuvrant pour la défense des Droits de l’Homme en général des autres entités ; qu’une telle situation constitue une fraude à la loi de nature à compromettre les engagement du Gouvernement Malagasy à promouvoir et à protéger les Droits de l’Homme de toutes personnes.

Il y a quatre mois, les OSC ont déjà condamné catégoriquement l’organisation de l’élection du bureau permanent de la CNIDH pour le nouveau mandat 2021-2025 laquelle entraverait l’état de droit par une velléité à vouloir imposer un fait accompli.



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