La Banque mondiale suggère de renforcer l’environnement des affaires à (…)


Madagascar a besoin de « renforcer son environnement des affaires et accroitre sa compétitivité pour attirer plus d’investissements, notamment dans des secteurs à fort potentiel comme l’agro-industrie, l’habillement et le tourisme ». Ces recommandations sont de la Banque mondiale qui a présenté hier un rapport de son diagnostic du secteur privé (CSPD) à Madagascar.

Ce diagnostic propose aussi des recommandations sur la manière dont le pays peut atténuer les contraintes pesant sur la productivité et les investissements dans les secteurs de l’énergie, des transports et des infrastructures numériques.

Pour la Banque mondiale, Madagascar peut créer des emplois, accélérer la reprise post-Covid-19 et bâtir un avenir meilleur pour sa population en introduisant des réformes favorisant le développement du secteur privé, en améliorant l’inclusion financière des petites entreprises et en renforçant la compétitivité de plusieurs secteurs économiques clés.

Pour ce faire, des interventions spécifiques sont suggérées : élargissement de l’accès au financement pour les petites entreprises, en tirant notamment parti des services financiers numériques, mise en place d’un environnement des affaires plus prévisible, harmonisation du cadre des investissements, amélioration du cadre juridique et du zonage dédié aux usages fonciers pour faciliter l’accès à la terre ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles pour concevoir et mettre en œuvre des réformes.

« La pandémie de Covid-19 a porté un coup dur à l’économie malgache, mais le pays dispose d’un grand potentiel pour retrouver le chemin de la croissance et ressortir plus fort de la crise », a déclaré Marcelle Ayo, représentante Pays d’IFC pour Madagascar. Elle soutient que « bâtir un secteur privé plus robuste, attirer davantage d’investissements et améliorer les infrastructures et la compétitivité seront essentiels pour assurer une croissance durable et inclusive. »

« Ce diagnostic arrive à point nommé car il informera le pays et ses partenaires au développement, notamment le Groupe de la Banque mondiale, sur les domaines à privilégier pour soutenir la reprise économique, la création d’emplois et la réduction de la pauvreté. Saisir les opportunités offertes par l’économie numérique est une décision économique intelligente, notamment dans le secteur informel auquel appartiennent de nombreux entrepreneurs, les femmes et la population rurale », a indiqué quant à elle Marie-Chantal Uwanyiligira, représentante de la Banque mondiale à Madagascar.



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