Pôle anti-corruption – Le procès de Mbola Rajaonah renvoyé l’année prochaine


L’opérateur économique s’est présenté devant la Cour criminelle ordinaire du PAC d’Antananarivo, hier. Son procès a toutefois été renvoyé à la prochaine session.

Les fêtes à l’ombre. Mbola Rajaonah, opérateur économique réputé proche de Hery Rajaonarimampianina, ancien président de la République, a passé près de quatre heures au Pôle anticorruption (PAC), d’Antana­narivo, aux 67 hectares, avant d’être reconduit à la maison de force de Tsiafahy.

Tôt le matin, hier, quelques journalistes ont eu vent de l’information selon laquelle Mbola Rajaonah allait comparaître devant la Cour criminelle ordinaire (CCO), du PAC à 9 heures, afin d’être jugé. Peu avant 13 heures, une décision est tombée. La Cour a décidé du renvoi du procès. «Un renvoi à la prochaine session de la CCO». Ce qui implique qu’au plus tôt, le procès concernant cet homme d’affaires qui s’est fait un nom en tant que collaborateur de l’ancien chef d’État Rajaonarimampianina et plusieurs cadors de son administration, ne se tiendra qu’en début de l’année prochaine.

Le procès prévu hier et renvoyé à la prochaine session de la Cour criminelle ordinaire du PAC porte sur un dossier où deux chefs d’inculpation sont retenus contre Mbola Rajaonah, à savoir «complicité de détournement de deniers publics et fraude douanière». Selon les explications, la décision de renvoi a été motivée par l’absence d’un témoin clé à l’audience, ainsi que «l’opportunité de joindre le dossier avec un autre».

Plusieurs dossiers

Les tourmentes judiciaires de Mbola Rajaonah ont commencé en novembre 2018. Il avait alors été convoqué pour enquête par le Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO), précédemment à une interdiction de sortie du territoire. Le 22 novembre 2018, son domicile, à Ambohimahitsy, et les locaux de sa société, à Antsahabe, ont été perquisitionnés.

Les tourmentes judiciaires de l’opérateur économique se sont transformées en ouragan lorsque le 13 février 2019, il a été appréhendé manu militari sur le parking en face du siège de sa société, à Antsahabe. Après une garde-à-vue à la brigade criminelle d’Anosy, il a été présenté devant le parquet du PAC d’Antananarivo, le 14 février. Le couperet est tombé, et depuis ce jour-là, il a été placé en détention préventive à la maison de force de Tsiafahy.

Au début de l’affaire Mbola Rajaonah, des sources au BIANCO avaient chuchoté que l’homme d’affaires était sous la coupe d’enquêtes sur «plusieurs dossiers différents». Il avait été acquitté à l’issue d’un premier procès, le 30 juillet 2019. C’était dans le cadre d’un dossier portant sur une accusation d’escroquerie et de chèque sans provision. Seulement, il a été reconduit à la maison de force de Tsiafahy, puisque les instructions sur d’autres dossiers qui lui sont imputés étaient encore en cours.

À s’en tenir à l’explication de la décision de renvoi d’ hier, l’instruction sur un autre dossier happant l’ancien cador de l’administration Rajaonarimampianina serait, de prime abord, bouclée. Après plus de deux ans de détention, l’homme d’affaires était donc de retour devant la Cour criminelle d’Antana­narivo, hier. Et c’est un Mbola Rajaonah d’apparence fringant et élégant qui s’est présenté devant le juge. Seulement, il devra à nouveau patienter avant de connaître la nouvelle date de son procès.



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