Politique gouvernementale – Le Premier ministre monte au filet


Christian Ntsay a conclu la séance de questions et réponses entre les députés et le gouvernement. L’occasion pour lui de défendre son équipe et la politique étatique.

Les Malgaches ne sont pas maudits, Madagascar n’est pas maudit». Une phrase de Christian Ntsay, Premier ministre, pour répliquer aux critiques contre son gouvernement et sa politique d’exécution du programme étatique.

Après deux jours de face-à-face avec les députés, dont une dernière journée qui a duré plus de quatorze heures, vint donc le tour de prise de parole pour le locataire de Mahazoarivo. Vers une heure du matin, Christian Ntsay est monté au front. Il a souligné l’abnégation de son équipe pour concrétiser la vision présidentielle, notamment, en ces temps de crise sanitaire. «Madagascar est en train de changer en mieux. Cette transformation est palpable dans tous les districts», affirme le Premier ministre.

Le chef du gouvernement reconnaît, toutefois, qu’il y a encore beaucoup à faire. Qu’il y a encore à faire pour concrétiser tous les engagements du président de la République. «Le gouvernement y travaille et ne ménage pas ses efforts pour y parvenir», ajoute, néanmoins, Christian Ntsay. Sur sa lancée, il soutient, par ailleurs, que l’Exécutif tire les expériences du vécu durant cette crise sanitaire. «L’Etat cherche toutes les voies pour maîtriser l’inflation importée qui est une des conséquences de la crise sanitaire», explique-t-il alors.

Urgences à gérer

Indiquant que 80% des produit s consommé s à Madagascar sont importés, le locataire d’Iavoloha souligne ainsi que c’est la raison pour laquelle l’État veut booster la production locale, par son programme d’industrialisation. Il cite en exemple, les pépinières industrielles. Il ajoute que l’Exécutif est, également, conscient qu’il y a des urgences à gérer. L’occasion pour le chef du gouvernement de défendre la création du State procurement of Madagascar (SPM), dont la vocation est de baliser l’exportation et stabiliser les prix.

«Ce ne sont pas forcément les hauts parleurs qui ont raison. Nous réformons pour améliorer la conduite des affaires étatiques”, soutient le Premier ministre Ntsay. Il défend ainsi la création du SPM en citant les exemples du State of trade corporation (STC), à Maurice et Food corporation of India (FCI), en Inde. «Toutes les économies mondiales abondent dans ce sens afin de stabiliser le marché, surtout en ces temps de crise», argue le chef du gouvernement.

Outre la question économique , le locataire de Mahazoarivo reconnaît que son gouvernement doit redoubler d’effort dans les domaines que sont l’éducation, la sécurité, la formation, la santé, ou encore, l’insécurité alimentaire. Des sujets soulevés par les députés durant le face-à-face. Il réitère, cependant, que son équipe s’applique pour répondre aux attentes de la population. Le Premier ministre a, également, profité de la tribune de l’Assemblée nationale, pour répondre à ceux qui qualifient le pouvoir d’autoritaire.



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