Trois magistrats dans la course – Midi Madagasikara


Denis Ratovonelimalala va céder son…siège, quand bien même il ne serait pas encore admis à la retraite.

Le chef de l’Etat et non moins président du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) aura à choisir entre trois noms pour présider le siège.

Marie de Jésus Ratolojanahary, commissaire de la Loi ; Be Jacquot, président de Chambre ; Clément Jaona, commissaire de la Loi. Ce sont les trois noms retenus lors de sa récente session par le CSM et proposés au président de la République pour que ce dernier désigne l’un d’entre eux au poste de président du Conseil d’Etat, afin de remplacer Denis Ratovonelimalala qui a été nommé lors du conseil des ministres du 27 juin 2018 présidé par Hery Rajaonarimampianina. Juste avant la sortie du décret du 29 juin pris par le PM du gouvernement d’union nationale de consensus Christian Ntsay portant convocation des électeurs pour la présidentielle du 7 novembre 2018. Un décret que Tabera Randriamanantsoa et Guy Maxime Ralaiseheno devaient attaquer en déposant une requête aux fins de suspension et d’annulation auprès du Conseil d’Etat. Lequel était partagé entre le Siège et le Commissariat général de la Loi avant de se déclarer finalement incompétent pour connaître d’un acte de gouvernement qui bénéficiait de l’immunité juridictionnelle.

Tremplin. C’est dire le rôle-clé du Conseil d’Etat en général et de son président en particulier dans la perspective des prochaines échéances électorales. En l’occurrence, les élections municipales et communales prévues fin 2022 ainsi que la présidentielle de 2023. Deux rendez-vous importants avec les urnes qui pourraient influer l’un sur l’autre notamment en ce qui concerne la course à la mairie de Tana qui est considérée comme un tremplin vers la magistrature suprême, si l’on se réfère à la double expérience de Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. Il n’est d’ailleurs pas exclu qu’ils soient de nouveau face-à-face dans deux ans puisque si l’ancien président a fait expressément part de son intention d’être candidat, l’actuel titulaire du poste briguera certainement un second quinquennat.

Mécanisme électoral. De toute façon, quels que soient les candidats à la présidentielle de 2023, le Conseil d’Etat risque d’être submergé de requêtes portant sur les actes relatifs au mécanisme électoral. Du pain sur la planche également avec les municipales et communales de 2022 pour le Conseil d’Etat qui n’a pas totalement vidé jusqu’à présent, les requêtes concernant le scrutin du 27 novembre 2019. Deux ans après, il reste encore des dossiers en instance alors que les maires et conseillers sont déjà à mi-mandat. Bon nombre d’entre eux pensent d’ailleurs déjà et avant tout à leur réélection en 2022 qu’à la présidentielle de 2023.

R.O





Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *