CENI : risque de premier couac pour les nouveaux membres


Le bureau national du KMF/CNOE tire la sonnette d’alarme sur le risque de retard dans le lancement de la révision annuelle de la liste électorale (Rale), prévu le 1er décembre de l’année, conformément aux textes en vigueur. Dans un communiqué diffusé hier, ce comité d’observation des élections a rappelé que selon l’article 33 de la loi organique relative au régime général des élections et de référendums, cette révision de la liste devrait débuter dans quelques jours. Par ailleurs, l’article 33 de la loi sur la Commission électorale nationale indépendant (CENI) précise que cet organe s’occupe de cette révision.

Le hic est que le président de la République n’a pris que très récemment les décrets de nomination des nouveaux membres de la CENI. Conformément à l’article 19 de la loi régissant l’organisation et le fonctionnement de cet organe en charge de l’organisation des élections dans le pays, ces nouveaux membres devraient prêter serment avant de prendre officiellement leur fonction. Cette prestation de serment n’a pourtant pas encore eu lieu et aucune organisation n’est encore en place.

Ainsi, le KMF/CNOE redoute-il que « le retard de la prise de fonction des membres de la CENI aura des impacts négatifs sur le bon déroulement de la prochaine révision de la liste électorale ». Il interpelle ainsi « les entités concernées à prendre les dispositions nécessaires » à cet effet. Dans ses explications techniques l’observatoire indique que « le retard de la prise de fonction des membres de la CENI équivaut à un retard du début de la Rale qui serait contraires aux textes légaux » et « aura un incident au bon déroulement de la Rale alors que l’on sait pourtant qu’avoir des listes électorales fiables est la garantie d’une élection fiable ».

Dans son communiqué, le bureau national du KMF/CNOE interpelle également les autorités et les membres de la CENI sur la « nécessité du déclenchement du processus de refonte de la liste électorale tout en respectant les textes légaux en vigueur ».

Dans tous les cas, les politiciens notamment ceux de l’opposition doutent déjà du bon fonctionnement de ce nouvel organe en charge de l’organisation des élections dans le pays, puisqu’il est composé des personnalités ayant des penchants très marqués pour les dirigeants actuels, tout comme les membres de la Haute cour constitutionnelle (HCC) d’ailleurs. L’ancien président Marc Ravalomanana, chef de file de l’opposition dans le pays, a d’ailleurs déjà réclamé la réorganisation de ces deux instances piliers de la bonne tenue des élections dans le pays pour retrouver une véritable stabilité et rétablir la confiance de la population envers ces institutions.



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