Toamasina : Découverte record de 600 kg de cocaïne


Madagascar est une plaque tournante du trafic de drogue dure de l’océan Indien. Les révélations de la gendarmerie nationale hier sur la saisine de 600 kilos de cocaïne de base ou crack à Toamasina le 3 novembre dernier semble bien le confirmer. C’est un record en matière de saisie de drogues.

La gendarmerie nationale était sur l’affaire depuis le mois d’août mais la saisie n’a eu lieu que le 3 novembre dernier. Ainsi, les 600 kg de cocaine étaient cachés avec du sucre, un procédé souvent utilisé par les trafiquants. Un suspect a été arrêté dans le cadre de cette affaire et l’enquête se poursuit pour trouver ses autres complices. Les autorités françaises et américaines participent également à l’enquête d’après le secrétaire d’Etat à la gendarmerie. En effet Madagascar ne serait pas la destination finale pour ces marchandises. Un réseau de trafiquants opère dans le pays et Madagascar sert comme base pour les trafics.

Au mois de juin dernier, le journal de Mayotte a révélé des enquêtes menées par l’ONG Global Initiative et des journalistes d’investigation. Elles montrent que le trafic de stupéfiants a explosé dans la zone Océan Indien. Madagascar produit ou dispatche une grande part de ces drogues, mais subit aussi la criminalité que ces trafics génèrent. Madagascar s’est imposée comme une plaque tournante majeure des trafics de produits stupéfiants, tel est le premier constat de l’ONG Global Initiative qui a chapeauté ces enquêtes avec l’aide de services d’enquête occidentaux. Les drogues dures notamment comme l’héroïne ou la cocaïne y transitent par centaines de kilos à chaque livraison, avant d’être empaquetées et redistribuées soit par avion, soit, de plus en plus, par des vedettes rapides de type “Go Fast”. Madagascar exporterait aussi “des volumes croissants d’héroïne” selon le dernier rapport de l’ONG mais aussi de cannabis. L’héroïne est produite en Afghanistan et transite par l’Afrique de l’est avant d’arriver à Madagascar.

La situation est inquiétante d’autant plus que le pays n’est pas assez armée pour contrôler ces transactions transnationales, de même derrière les trafics, il y a souvent une plateforme de blanchiment d’argent ou un réseau de financement du terrorisme international. Parallèlement à cela, la consommation de drogues à Madagascar a explosé ces cinq dernières années d’après le rapport publié par Global Initiative.



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