Les criquets migrateurs pointent leur nez


Les premières gouttes de pluies apparaissent et les criquets font de même. « Les criquets se développent notamment dans la partie Est de l’aire grégarigène transitoire. C’est-à-dire que l’on constate une densité supérieure au seuil de grégarisation, soit 2 000 ailés par hectare environ » explique Toarson Randrianantenaina, directeur général de l’IFVM, centre antiacridien.

Cette aire grégarigène se trouve sur le plateau d’Ihorombe, les plaines d’Ikalamavony, de Tsitondroina et de Zomandao. Dans le nord d’Ihorombe, de Ranohira à Satrokala, la densité des populations des criquets est de 950 ailés et elles préparent la première et la deuxième ponte.

Dans la région Sofia, la densité est également rapportée élevée. 1 200 ailés à Mandritsara et Port-Bergé. Les criquets se déplacent dans les zones de reproduction.

Lutte anticipée

À partir de l’éclosion, Il faut ainsi compter plus ou moins quinze jours environ pour déterminer si les criquets constituent ou non des menaces pour l’agriculture et les pâturages.

« Nous nous apprêtons depuis le mois de septembre. Bien avant la saison des pluies. C’est donc une campagne anticipée pour cette année 2022. L’IFVM, Ivotoerana Famongorana ny Valala eto Madagasikara, a pu traiter 845 ha en septembre et octobre derniers. Les équipes sur terrain sont déjà mobilisées pour d’éventuelles interventions en cas d’infestation menaçante » explique encore le DG de l’IFVM. Les équipes sur terrain sont indiquées en observation quotidienne des comportements de criquets dans les aires grégarigènes tels qu’Atsimo Andrefana, Ihorombe, Androy, Anosy, Sofia, Boeny et Menabe, depuis deux mois.

La prospection sur les aires grégarigènes par voie terrestre continue et est accompagnée par des relevés météorologiques permanents. La sensibilisation des paysans et la mise à disposition d’un numéro vert pour signaler les éventuels débordements des criquets sont opérationnelles depuis le mois d’octobre.

« Le centre IFVM existe depuis 1932 et avec ces années d’expériences, les techniciens maîtrisent leur travail pour qu’aucune invasion ne ravage le pays. Depuis trois campagnes, l’IFVM a su assurer la lutte antiacridienne sans aide conséquente d’autres entités. Les zones d’agglomération, les parcs nationaux et les points d’eau ainsi que tout ce qui touche l’environnement et la santé humaine ne peuvent faire l’objet d’aspersion de pesticides. Ce qui confirme le savoir faire de l’IFVM qui maîtrise les techniques de lutte sans toucher ces zones sensibles » finit le responsable. Le centre attend le déblocage des fonds pour assurer au mieux sa mission.



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