Transition énergétique – Pression du secteur privé pour Sahofika et Volobe


Les tergiversations de l’État à accélérer la finalisation des projets de deux centrales hydroélectriques de Sahofika et de Volobe inquiètent le secteur privé. À raison du reste.

Ce mois de novembre s’annonce décisif pour la Transition énergétique. Si l’on se réfère aux déclarations du ministre de l’Énergie et des hydrocarbures, Andry Rama­roson, lors de la célébration de la Journée mondiale de l’Énergie, le 22 octobre au Carlton. Selon ses dires « les négociations avec les dirigeants de la société Neho qui entendent exploiter les sites de Sahofika, le long du fleuve de l’Onive, devraient avoir lieu à la seconde semaine de novembre. J’espère que les deux parties pourront arriver à des points communs ». Une telle éventualité qui réveille le secteur privé de sa torpeur. Thierry Rajaona, président du Groupe­ment des entreprises de Madagas­car, GEM, déplore le retard accumulé dans le bouclage de ce dossier.

Tout comme celui relatif à Volobe. Deux projets de centrales hydroélectriques devant être les piliers de la transition énergétique. Pour Thierry Rajaona « les hésitations actuelles priverait le pays d’une source d’énergie fiable. Car, si ces contrats sont scellés aujourd’hui, il faudrait attendre jusqu’à cinq ans pour que ces unités des productions soient fonctionnelles. Pour qu’elles soient insérées dans le réseau de distribution. Ce qui signifierait que nous devons encore souffrir et endurer le déficit en la matière générant des coûts élevés des factures y afférentes. Aussi, nous du secteur privé, suggérons la nécessité de signer ces projets d’investissements dans les meilleurs délais ».

Possibles accords

La Banque africaine de développement, BAD, de son côté aussi, dans ses notes de Diagnostic pays, a soutenu que « l’amélioration de l’accès à l’électricité de ce genre de projets, la poursuite de l’extension des réseaux interconnectés, et surtout le redressement de la situation financière de la Jirama ».

La BAD recommande l’accélération de la conclusion de ces possibles accords. La BAD parle d’une puissance totale installée d’environ 900 mégawatts en 2020. Le barrage hydroélectrique de Sahofika est prévu y ajouter 205 mégawatts. Celui de Volobe devra produire 120 mégawatts.

« Ces centrales proposeraient le kilowattheure à 5 cents de dollars à la Jirama. Ce qui est largement abordable par rapport au prix moyen du kilowattheure proposé actuellement à la compagnie nationale, avance-t-il » soutient Thierry Rajaona. La balle est désormais dans le camp des autorités qui ont leurs propres idées sur ces prix en question. La véritable pomme de discorde entre les parties concernées.



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