Des enfants de 12 ans actifs sexuellement


L’accès des jeunes aux méthodes contraceptives est encore limité. Des études ont révélé que des adolescents sont sexuellement actifs.

Préoccupant. « Des adolescents de 10-12 ans sont sexuellement actifs ». Tels sont les résultats de l’enquête par grappes à Indicateurs multiples (MICS) réalisée en 2018. Les résultats de la dernière enquête démographique et de santé (EDS), qui sortira bientôt, montrent également cette sexualité précoce, selon le Dr Vololoniaina Raholison, directeur pays du programme Wish 2 action. C’était au Palais des sports de Mahamasina, hier, dans le cadre de la finale du concours sur le plaidoyer sur le Planning familial, pour prévenir les grossesses non désirées chez les jeunes, en situation de handicap ou non, organisé par le vice ministère de la Jeunesse.

On ne s’étonne pas qu’à 14 ans, des adolescentes sont mères. Ce cas n’est pas une particularité d’une région. Bien que le taux de la grossesse précoce soit élevé dans la région Sud-Ouest, presque toutes les régions, dont, Analamanga, ont des jeunes filles de 14-15-16 ans enceintes.

Un sujet tabou

Comme en témoigne Olga, une jeune grand-mère vivant à la périphérie d’Antananarivo. « Un coiffeur a mis ma fille enceinte. Elle a dû abandonner l’école, en classe de 5ème car son école n’acceptait pas la présence d’une élève enceinte en classe. A l’âge de 14 ans, elle a donné naissance à son premier bébé. J’avais pourtant fondé beaucoup d’espoir sur elle », regrette cette quadragénaire. Discuter de la sexualité est presque tabou dans une famille. « C’est gênant de discuter de sexe, entre parents et enfant. On n’a juste pas l’habitude d’en parler », lance Hery, père de famille.

« La lutte contre les grossesses précoces est importante pour avoir des jeunes en bonne santé, diplômés, qui travaillent et qui sont autonomes », déclare Noro Haingo Rakotoseheno, directeur général de la Jeunesse auprès du vice ministère de la Jeunesse. Finaritra Andrianamelasoa est l’heureux gagnant de ce concours de Plaidoyer sur le Planning familial. Il a su convaincre les membres du Jury que la santé sexuelle des jeunes, et la mise en place des centres de santé de proximité, doivent être une priorité pour lutter contre les grossesses non désirées. Avec un centre de santé de proximité, les jeunes peuvent consulter des professionnels de santé sur les méthodes contraceptives qui leur sont adaptées. Selon le MICS 2018, le taux d’accès à la contraception est de 28% chez les jeunes de 15 à 19 ans. La couverture contraceptive doit augmenter pour prévenir les grossesses précoces et non désirées.



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *