Antananarivo – Les constructions illicites pullulent


Une descente a été effectuée du côté d’Anosy, Anosi­zato le mercredi dernier. La CUA a sommé ceux qui ont des constructions illicites et appelle à la régularisation de leurs cas. Au niveau de la CUA, nombreuses doléances sont prises pour dénoncer des cas de constructions illicites.

« Dans ma direction, je reçois une vingtaine de courriers par jour. Donc en une semaine, on totalise près d’une centaine de personnes qui se plaignent de constructions illicites dans leur voisinage », indique Sandrina Randriamananjara, directeur de l’Urbanisme au sein de la Commune Urbaine d’Antananarivo. Dans la plupart des cas et selon l’explication du responsable, il y a autant de doléances que de demande de permis de construire reçus auprès de la direction de l’Urbanisme de la capitale. Les constructions illicites sont de toutes les formes, pour ne citer que les remblais ou encore des maisons implantées sur des canaux d’évacuation.

« Actuellement, l’intérêt personnel devance l’intérêt général puisque lesdites constructions transgressent les règles d’intérêt général en question », déplore le responsable.

Sanction

La Commune Urbaine d’Antananarivo prévoit des sanctions strictes pour ceux qui ne respectent pas les règles établies. « Nous avons effectué des contrôles durant cette première étape. L’inspecteur constate les faits sur terrain. Lorsque la construction illicite est avérée, nous continuons encore à sensibiliser sur la régularisation. Trois types de sanctions pourront être appliquées. La sanction juridique qui pourrait être prononcée sous forme d’arrêté interruptif de travaux. Il y a la sanction physique ou le scellage marqué sur le terrain pour que la construction ne se poursuive pas et enfin la sanction pécuniaire sous forme d’amende », décrit le responsable.

Les constructions illicites font rage et des laisser-faire ont eu lieu. Dans les six arrondissements, plusieurs sont constatées. A vue d’œil, près de 70% sont presque illicites, selon le directeur de l’Urbanis­me. Dans la ville des mille, le besoin en logement augmente chaque année. En 2014, l’agglomération d’Anta­nanarivo a un besoin de logement estimé à cent mille par an. Les besoins ne sont pas satisfaits d’où les constructions illicites.



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