Pollution de l’air en continu à Tana – Midi Madagasikara


Une photo de la pollution qui règne dans la capitale dans la nuit.

La vague de pollution qui touche actuellement la capitale malgache pourrait continuer dans les trois prochains jours. Outre la lourdeur de l’atmosphère, les maladies respiratoires chez les enfants sont les premières conséquences de la situation. 

« Pas moins de vingt enfants ont été hospitalisés durant un week-end auprès de notre cabinet médical. Les motifs correspondaient tous à la bronchiolite et à d’autres maladies respiratoires », nous confie Ranto (nom d’emprunt), réceptionniste auprès d’un cabinet médical privé de la capitale. Une situation qui trouverait son origine dans la mauvaise qualité de l’air enregistrée ces dernières semaines. Ce qui ne devrait pas encore changer si l’on s’en tient à un bulletin relatif à la pollution de l’air publié par la direction générale de la météorologie,hier. « Pour les trois prochains jours, les conditions météorologiques devraient généralement rester favorables à l’accumulation des polluants », note le service. En effet, « un épisode de pollution est actuellement en cours à Antananarivo ce jeudi 11 novembre 2021 », fait savoir la direction générale de la météorologie. Avant de noter que « la concentration des particules fines PM2,5 est quatre fois supérieure au seuil recommandé par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ». 

Sur terrain. De son côté, le ministère de l’Environnement et du Développement durable continue ses initiatives de sensibilisation auprès des usagers de la circulation de la capitale. Menées en collaboration avec la Direction générale de la sécurité routière ou DGSR depuis le 9 novembre dernier, les descentes sur terrain entendent informer et responsabiliser les conducteurs et les propriétaires des véhicules sur la participation du mauvais état des véhicules sur la pollution de l’air qui sévit actuellement dans la capitale. Les premières observations notent la mauvaise qualité des véhicules par manque d’entretien ou encore que les véhicules étaient déjà d’occasion venant d’Europe. La mauvaise qualité du carburant utilisé par les véhicules qui sillonnent les rues et ruelles de la capitale a également été avancée durant les actions de sensibilisation. 

José Belalahy 





Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *