Le directeur du parc sous contrôle judiciaire


Le Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO) a reçu une doléance relative à une mauvaise gestion du parc de Tsimbazaza. Le directeur est placé sous contrôle judiciaire.

Le dysfonctionnement au sein du parc botanique et zoologique de Tsimbazaza, enfin, élucidé ? Le juge d’instruction du Pôle anti-corruption (PAC) a placé son directeur sous contrôle judiciaire, mercredi. Il est accusé de « détournement de deniers publics, d’abus de fonction et de favoritisme ». Six personnes sont happées par le dossier remis au PAC: le directeur du parc, sa secrétaire particulière, deux comptables, un assistant comptable, et un fournisseur. Les cinq autres accusés ont bénéficié d’une liberté provisoire.

Le dossier se rapporte à la gestion du parc botanique et zoologique de Tsimbazaza. Le Bianco a reçu une doléance anonyme, relative « aux mauvaises gestions du parc, à des missions fictives, aux marchés fictifs », il y a quelques semaines. « Des petits travaux ont été facturés très chers », « Des achats effectués n’étaient pas livrés », « Les décaissements de fonds ne suivaient pas les procédures administratives et financières », dénonce une source. Le montant du fonds détourné s’élèverait à plusieurs dizaines de millions d’ariary.

Aucun entretien

Les animaux et les employés du parc en font les frais. « Les animaux sont sous-alimentés. Ils ne mangent pas à leur faim. Aucun entretien n’a été réalisé. Voilà pourquoi le parc est dans un piteux état », déplore l’association des employés du parc.

« Nous n’avons pas perçu nos salaires pour les mois de mai-juin-juillet. Ce n’est qu’au mois de septembre que nous avons été payés, toujours à cause d’une mauvaise gestion», accuse l’association des employés du parc. Elle craint des « représailles », après la traduction de l’affaire au PAC. « Certains d’entre nous, qui sont des contractuels, sont menacés de non-renouvellement de contrat, depuis le déferrement de cette affaire au PAC », dénonce l’association.

Joint au téléphone, le directeur du parc a répondu « je suis encore au volant, je ne peux pas vous répondre ». Ce dernier risque de séjourner en prison, prochainement. Le procureur du PAC se serait opposé à sa sentence. « Il devrait être placé sous mandat de dépôt et non sous-contrôle judiciaire », aurait-il indiqué. Affaire à suivre.

 



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