Affaire Danil Radjan – Le procès des accusés reporté


Lionel Lelièvre, patron de COPS, et ses coaccusés du meurtre de Danil Radjan, ont comparu à la barre de la cour criminelle, hier. Le juge s’est désisté.

CINQ mois après le refus de l’acquittement au bénéfice du doute de quatre accusés du meurtre de Danil Radjan par le ministre de la Justice de l’époque, l’audience a encore été reportée à la prochaine session criminelle de décembre.

Le procès est prévu se dérouler, hier, dans la salle 5 du tribunal de première instance d’Antananarivo. Lionel Christian Michel Lelièvre, président directeur général de la société de gardiennage COPS, et ses trois collaborateurs coaccusés dans cette affaire étaient déjà prêts à s’expliquer devant le juge et ses assesseurs.

Vers 10 heures, le juge a procédé à leur appel. Il a affirmé que l’affaire allait être tranchée. Puis, il s’est retiré avec ses assesseurs pour discuter. À leur retour, il a déclaré ne pas pouvoir juger le dossier. L’audience est donc ajournée à la session de décembre.

La séance était rapidement levée. Les défenses des accusés n’ont même pas eu le temps de s’exprimer.

Lionel Lelièvre et ses collègues poursuivis pour association de malfaiteurs et assassinat du Français d’origine indienne Danil Radjan ont été reconduits à Tsiafahy, en attendant leur prochaine comparution devant les juges nouvellement composés.

Acquitté

Le verdict du premier procès du 3 juin avait acquitté tous les accusés au bénéfice du doute. Le juge avait ordonné la restitution immédiate des objets saisis, dont l’arme de Lionel et les motos de ses collaborateurs. Le tribunal s’est déclaré incompétent pour trancher sur la demande de la partie civile d’un milliard d’ariary, à titre de dommages et intérêts.

Les preuves n’étaient pas assez solides pour imputer le crime aux présumés coupables. Leurs aveux avaient été extorqués. Cependant, ils n’ont jamais été relâchés. Les agents pénitentiaires les ont ramenés directement à Tsiafahy. Le garde de Sceaux de l’époque, en personne, a demandé à ce que le jugement rendu soit cassé.

Danil Radjan était le frère de Moustafa. Celui-ci vient d’être condamné par contumace à vingt ans de travaux forcés pour complicité du kidnapping d’Anil Karim, propriétaire de la pharmacie Sophasu.



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