Un jeune chef fokontany décapité


Le chef fokontany de Mamotsatanana, à Miandrivazo, âgé de 24 ans, a été lardé de plusieurs coups de couteau et égorgé, avant-hier. Ses deux assassins sont recherchés.

Meurtre abominable. Le chef fokontany de Mamotsatanana Miandrivazo, 24 ans, a été froidement tué, mardi vers 7h30 du ma tin. Il a été dépouillé de ses bijoux et de son portable.

La police est aux trousses de deux auteurs de cet acte qui dépasse l’entendement. Ils seraient déjà identifiés. Leur victime et eux se connaissaient, d’après les renseignements glanés. Ils ont acheté ses deux bœufs pour 2 500 000 ariary. Ils ne lui ont pas donné tout de suite son argent. Ils lui ont proposé un rendez-vous mardi matin pour le paiement.

Le jeune homme a reçu leur appel et les a rejoints dans un champ où il espérait recevoir la totalité de la somme. Pour une raison encore indéterminée, ils se sont violemment disputés. Menacé, le chef fokontany a pris la fuite. C’est à ce moment-là qu’ils l’ont attrapé et agressé avec leur couteau.

La victime gravement blessée s’est retrouvée à terre. Puis, ses tueurs se sont encore servis d’une machette pour la décapiter.

Série de scandales

Après avoir commis leur forfait, le duo criminel a vidé les lieux. Même si leurs traces se sont effacées, une collecte de renseignements visant à les capturer bat à présent son plein.La police essaie également d’identifier ce qui pourrait être le mobile du crime. La dépouille du défunt a été laissée aux bons soins de sa famille après le constat. Une série de scandales a frappé Miandrivazo ces derniers jours. Outre ce crime affreux, une exécution sommaire y a eu lieu récemment. Des militaires ont arrêté un présumé grand receleur de bœufs volés. Ils l’ont abattu et abandonné à Antsikida. Aucune autorité, même le procureur, n’a reçu la moindre information sur ce qui a amené l’escouade à assassiner la personne.

Autre affaire accablante, trente-deux détenus sont portés disparus. Les circonstances dans lesquelles ils sont parvenus à se libérer restent floues, car il n’y avait pas d’évasion, comme l’a souligné le directeur général de l’administration pénitentiaire Tovonjanahary Andriamaroahina.

Certains responsables irresponsables, voire corrompus, au sein des administrations et des forces publiques dans ce district devraient être destitués.



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