Évaluation des gouverneurs – À quand la grande lessive?


L’évaluation des gouverneurs est la principale annonce faite par le président de la République durant l’inauguration d’Analamanga Park, en octobre. Les résultats devraient être connus avant la fin de l’année.

Elle est toujours d’actualité. C’est ce que confie une source proche du dossier, s’agissant de l’évaluation des gouverneurs. Le sujet a été souligné par Andry Rajoelina, président de la République, lui-même, le 16 octobre, durant l’inauguration d’Analamanga Park nouvellement réhabilité. À entendre les mots dits à Antsirabe, lundi, l’issue de cette évaluation tient en haleine les gouverneurs des régions.

«Vous serez bientôt évalués. Ne vous en faites pas, ça va venir», a déclaré le chef de l’État, s’adressant aux gouverneurs. Durant une conférence de presse, le 19 octobre, Hery Rasomaromaka, gouverneur de la région Anala­manga, a indiqué que le Président a demandé à tous les gouverneurs de lui remettre leur rapport d’activité, au plus tard le 18 octobre. Outre retracer les faits d’armes des chefs des gouvernorats depuis leur nomination, ce document doit aussi faire part de leur plan d’action pour l’année prochaine.

Ce rapport d’activité remis au locataire d’Iavoloha, le 18 octobre au plus tard, devrait donc être un des éléments de base de l’évaluation des gouverneurs. Hery Rasoama­romaka avait ajouté qu’il a été convenu avec le chef de l’État que les défaillants seront largués. Le sujet n’a plus été évoqué dans les débats publics depuis ces deux épisodes médiatiques, en octobre. Seulement, en coulisse, le processus d’évaluation suivrait son cours. «Les résultats seront connus avant la fin de l’année», affirme la source contactée.

Le 16 octobre à Anala­manga Park, Andry Rajoelina a soutenu, «ne vous étonnez pas puisque les choses ne seront plus pareilles d’ici la fin de l’année. Il y aura des changements». Le verdict présidentiel devrait donc être connu avant la fin de l’année. Les gouverneurs sont, vraisemblablement, suspendus à la note que leur attribueront le locataire d’Iavo­loha pour savoir s’ils seront maintenus en place ou pas.

Durant les prises de paroles en ouverture du regroupement des maires et des gouverneurs, à Antsirabe, lundi, l’évaluation de ces derniers a été évoquée à quelques reprises. Christian Ntsay, Premier ministre, y a touché mot.

Obligation de résultat

C’est Vyvato Rakotovao, gouverneur de la région Vakinanka­ratra, qui y a fait fréquemment référence dans son discours. «Nous sommes disposés à être évalués, nous agripperons pas à notre siège si nous sommes éjectés», a-t-il déclaré, entre autres.

L’issue de la saga concernant l’évaluation des gouverneurs pourrait alors être un des sujets qui animeront les actualités de cette fin d’année. L’évaluation ne pourrait cependant pas concerner tous les premiers responsables de régions. Quelques-uns n’ont que quelques semaines au compteur, en effet. Le dernier nommé est celui de la région Betsiboka. Ils n’en sont pas moins tenus à une obligation de résultat.

Depuis la nomination de la première vague, en 2019, le président de la République met une pression constante sur les gouverneurs, en martelant qu’ils doivent avoir des résultats concrets et quantifiables dans leurs actions de développement. Lors d’une rencontre avec les gouverneurs à l’occasion du nouvel an, en 2020, Andry Rajoelina avait déclaré que «les gouverneurs doivent être les pierres angulaires des actions de développement, en collaboration avec les maires et les députés».

À Antsirabe, le Premier ministre a rappelé que les gouverneurs doivent traduire en actes le Velirano présidentiel selon lequel, «plus aucun district ne sera laissé pour compte dans les actions de développement». Leurs prérogatives dans l’exécution de la Politique générale de l’État (PGE), ont même été élargies par un décret adopté en août. Le rôle des gouverneurs a également une portée politique importante. À deux ans de la fin du quinquennat, la traduction en actes des engagements du chef de l’État pourrait être décisive lors de la prochaine élection présidentielle.

Depuis les premiers jours qui ont suivi la nomination des premiers gouverneurs, le locataire d’Iavoloha avait évoqué l’idée d’une évaluation périodique de la performance des boss des régions. Alors que certains sont en place depuis deux ans, Andry Rajoelina semble décidé à procéder à un coup de balai. Il s’agira aussi de donner un second souffle, ou plutôt, un coup d’accélérateur à la concrétisation de ses Velirano.

À entendre ses mots à Analamanga Park, le Président a déjà une idée sur ceux qui resteront en place et ceux qui seront évincés. «Il y a ceux qui travaillent dur et ceux qui n’ont pas la moyenne. Certains méritent une note de 19/20, d’autres malheureusement, n’obtiennent que 8/20», a-t-il en effet soutenu.



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