L’éthanol entretient la flamme de l’espoir


Comment s’extirper de l’emprise du charbon de bois ? Des solutions sont en vue. Le projet « Malagasy éthanol » initié par la Première dame, Mialy Rajoelina, va bientôt se rallumer.

Les détracteurs du projet ironisent. Rient sous cape. Ils s’esclaffent même. « La production d’éthanol s’est évaporée », ont-ils insinué, à l’envi,   sur les réseaux sociaux. Face à tant de sarcasmes teintés de cynisme, la présidence de la République a le devoir de répondre sur sa page facebook.

Dans une vidéo, elle rafraîchit les mémoires courtes. «Le projet « Malagasy éthanol » lancé par la Première dame, Mialy Rajoelina, envisage de produire 16 800 000 litres de bioéthanol par an. Elle estime la consommation moyenne d’éthanol à 1,25 litre par jour pour un ménage avec quatre enfants ».

Les autorités entendent aussi   mettre en place un système qui devrait « alléger les charges des ménages dans l’achat des réchauds et foyers à bioéthanol », poursuit le communiqué de la présidence. Selon la vidéo de la présidence, «le prix d’un réchaud tourne autour de 70 000 ariary, soit environ 17 dollars l’unité ». La crise sanitaire a obstrué la construction de l’usine de fabrication y afférente.

Lors de son allocution durant la réunion « Action and Solidarity The Critical decade » à la 26e Conférence des Nations unies sur le changement climatique, COP 26, le président de la République, Andry Rajoelina,  avait déjà annoncé que Madagascar aurait besoin de « 100 millions de dollars pour financer la dotation en foyers à éthanol de 5 millions de ménages malgaches ».

Une largesse culturale

Cette initiative, aussi louable soit-elle, peut froisser la susceptibilité des écologistes « extrémistes » en herbe. Ils citent et s’inspirent souvent sur le cas du Brésil pour trouver à redire. « Le président Jaïr Bolsonaro, de mèche avec des gros bonnets de l’industrie énergétique, a accordé des vastes terres amazoniennes à la culture de canne sucre, la principale matière pour produire de l’éthanol. Une largesse culturale qui a eu l’inconvénient de tarir les nappes phréatiques. À part la perte des forêts primaires par millions d’hectares. Au final, le Brésil a, peut-être, gagné la bataille contre l’énergie fossile, mais a fait payer un lourd tribut à l’écosystème de la biodiversité unique de l’Amazone. Son président a été l’un des grands absents de la COP 26 de Glasgow. À l’évidence, il ne voulait pas être interpellé sur ce « crime contre la nature ». Jaïr Bolsonaro a choisi de sauver l’économie brésilienne par l’industrialisation massive, créatrice d’emplois et de revenus, au détriment des soucis et impératifs   écologiques » déplorent-ils dans leur réquisitoire. Presque de la rhétorique.



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