les deux dernières journées décisives pour les sélections africaines


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Le stade Al-Bayt, construit pour la Coupe du monde de football de 2022, au nord de Doha, au Qatar, en décembre 2019.

Le 16 novembre, l’Afrique connaîtra les identités des dix sélections qui prendront part au troisième et dernier tour des qualifications pour la Coupe du monde 2022, en mars. Seuls le Maroc et le Sénégal sont déjà assurés d’y participer.

D’autres équipes, dont l’Egypte et le Nigeria, sont en ballottage très favorable avant les 5et 6journées qui se dérouleront entre le 11 et le 16 novembre. Mais le suspense reste entier ailleurs, et au soir de la 6journée, il y aura des déçus, à Abidjan ou Yaoundé, à Alger ou Ouagadougou, à Cotonou ou Kinshasa.

  • Groupe A : l’Algérie et le Burkina Faso au coude à coude

En novembre 2013, l’Algérie s’était qualifiée pour la Coupe du monde au Brésil en éliminant le Burkina Faso lors du dernier tour dans une ambiance détestable. Huit ans plus tard, le 15 novembre, les deux sélections vont se retrouver à Blida, non loin d’Alger, pour une probable finale du Groupe A.

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Trois jours plus tôt, si la logique est respectée, Algériens et Burkinabés, qui comptent chacun dix points et s’étaient séparés sur le score de 1-1 au match aller, auront fait le plein respectivement face à Djibouti et au Niger. Dans cette hypothèse, l’Algérie, qui dispose d’une différence de buts plus favorable (+ 17 contre + 8), et qui pourrait encore l’améliorer face aux Djiboutiens, n’aurait besoin que d’un match nul contre les Etalons, lesquels devraient impérativement gagner à Blida pour poursuivre leur parcours. Kamou Malo, le sélectionneur du Burkina Faso, a déjà lancé les hostilités en déclarant que l’Algérie « manquait d’humilité ».

  • Groupe B : la Tunisie sous la menace de la Guinée équatoriale

Même si elle compte trois points d’avance sur son adversaire hispanophone et une meilleure différence de buts (+ 8 contre 0), la Tunisie va devoir bien gérer son déplacement à Malabo, la capitale équato-guinéenne, le 13 novembre. En cas de succès, les Aigles de Carthage seront qualifiés, avant même la réception de la Zambie (le 16 novembre).

En revanche, une défaite les obligerait à gagner leur dernier match, au moment où la Guinée équatoriale se rendra en Mauritanie, avec pour elle aussi la nécessité de prendre trois points. Un match nul des Tunisiens, combiné à une victoire des Equato-Guinéens, propulserait ces derniers au troisième tour.

  • Groupe D : finale à Douala ?

Les supporteurs camerounais et ivoiriens ne parlent que du match qui opposera les Lions indomptables (9 points) aux Eléphants (10 points), le 16 novembre à Douala, la capitale économique camerounaise, et qu’ils voient comme une finale. Cela pourrait être effectivement le cas en fonction des résultats de Malawi-Cameroun et Côte d’Ivoire-Mozambique, le 13 novembre. Le choc de Douala risque fort d’avoir les allures d’un quitte ou double, laissant sur le carreau l’un des géants du football africain.

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Et les jeux pourraient être faits encore plus tôt, au détriment des Camerounais : en cas de défaite face au Malawi et de victoire de la Côte d’Ivoire contre les Mozambicains, cette dernière serait qualifiée avant même le voyage à Douala. Un scénario que les fans des Lions indomptables doivent aussi apprendre à envisager…

  • Groupe E : le Mali touche au but

Les Aigles du Mali, qui n’ont jamais participé à une Coupe du monde, s’en rapprocheraient un peu plus en se qualifiant pour le dernier tour des qualifications. Une victoire au Rwanda, le 11 novembre, combinée à un match nul ou une défaite de l’Ouganda contre le Kenya, éviterait aux Maliens de vivre une dernière journée pleine d’incertitudes.

En effet, le 14 novembre, une rencontre décisive entre le Mali et l’Ouganda figure au programme. Elle aura lieu à Agadir, au Maroc, puisque le stade de Bamako n’est plus homologué par la Confédération africaine de football (CAF). Avec deux points de plus que les Cranes ougandais, les Aigles disposent d’une petite avance, mais loin d’être suffisamment importante pour déjà crier victoire…

  • Groupe J : Tanzanie, Bénin, RDC et Madagascar, une place pour quatre

Le Groupe J est le seul où les quatre équipes peuvent encore se qualifier. Madagascar, qui ne compte que trois points, part cependant de très loin. Il lui faudrait non seulement gagner ses deux derniers matchs contre le Bénin et la Tanzanie, mais également bénéficier d’un improbable concours de circonstances favorables.

Raisonnablement, la lutte pour la seule place disponible devrait se jouer entre la Tanzanie et le Bénin (7 points) et la RDC (5 points). La 5journée, qui verra la Tanzanie accueillir la RDC et le Bénin recevoir Madagascar (le 11 novembre), ne permettra à aucune des trois principaux postulants d’obtenir sa qualification. Mais elle pourrait sceller le sort des Congolais en cas d’échec à Dar es-Salaam, ce qui constituerait un nouveau coup de tonnerre, après l’élimination des Léopards pour la prochaine CAN au Cameroun (du 9 janvier au 6 février 2022).

Sans rentrer dans le détail des multiples scénarios possibles, la Tanzanie et le Bénin peuvent se contenter de prendre trois points lors des deux dernières journées, alors que les Congolais doivent en prendre au minimum quatre.



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