Enseignement supérieur – Rentrée universitaire sur fond d’inquiétude


La rentrée universitaire 2021-2022 est effective à l’université d’Antananarivo. Les inquiétudes sont vives dans les rangs des étudiants.

L’émotion est au rendez-vous pour Fahasoavana et ses amis, des bacheliers de la session 2020, lors de leur première journée à l’université. « Nous sommes ravis de pouvoir commencer les études supérieures. Cela fait une année que nous attendons ce moment.», lancent ces jeunes, lundi. Ils ont passé une année blanche, à cause de l’épidémie de coronavirus qui a frappé Madagascar, provoquant la modification du calendrier universitaire. Ces sentiments de soulagement ne seront que de courtes durées. Ces étudiants sont bien conscients que le virus de Covid-19 est toujours là et peut chambouler leur projet d’avenir. « Cela fait deux années successives que cette épidémie a perturbé les études universitaires. Nous craignons que cela va se reproduire, chaque année. Les cours pourront être suspendus, une fois de plus, au mois de mars-avril-mai. », s’inquiète Fahasoavana, étudiant en première année de la Mention Histoire-Géographie et Éducation civique.

Les étudiants ne se préoccupent pas, uniquement, de la recrudescence de la maladie à coronavirus. Ils appréhendent la grève des enseignants et celle du personnel administratif et technique (PAT) de l’université d’Antananarivo, dont les revendications ne sont pas, tout à fait, satisfaites.

En sous-effectif

L’absence de certains enseignants au premier jour de l’année universitaire, n’a fait qu’accentuer leurs inquiétudes. « Un cours a été annulé. Un enseignant n’est pas venu. », déplore une étudiante de la troisième année de l’École normale supérieure (ENS) d’Antananarivo. Le syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants de l’enseignement supérieur (SECES), a annoncé qu’il abandonne les heures complémentaires, suite au non-paiement de leurs indemnités, depuis 2017. « Notre décision est claire. Le Seces n’effectuera que les obligations de service. Après, chaque enseignant est libre de ses décisions.», souligne le président du Seces National, le Dr Faliarivony Randriamialinoro. Si le Seces ne change pas d’avis, « nous risquons de ne pas être assistés par des enseignants, aux travaux dirigés (TD). », regrette un étudiant de la faculté des Sciences. Les enseignants sont en sous-effectif à l’université d’Antananarivo.

Le PAT, pour leur part, contrôle les procédures de paiement de leurs salaires. Ces employés de l’université espèrent qu’il n’y ait plus de retard de paiement, en ce mois de novembre et celui de décembre, comme cela a été le cas, au mois de septembre. Le président du PAT souligne, toutefois, qu’au cas où ce problème se présente une nouvelle fois, les membres du PAT n’observeront pas tout de suite une grève. « Ce sera une décision de dernier recours. », souligne Albert Pierre Rakotosaona, président du syndicat du PAT Antananarivo. Les étudiants, toutefois, se sentent confronter à un avenir incertain face à ces multiples problèmes.



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