Construction du pipeline dans le Sud : Un besoin de financement de 900 millions de dollars – Midi Madagasikara


Photo prise à Glasgow.

Les membres de la délégation malgache présente à la COP26 se mobilisent pour bénéficier le pays de fonds climatiques.

La délégation malgache va-t-elle peser de son poids à la COP26 ? Une question que se posent beaucoup de citoyens malgaches depuis le début de cet évènement mondial, le 1er novembre dernier. Pour l’heure, la délégation malgache s’active afin de mobiliser des fonds climatiques devant permettre au pays de faire face aux effets néfastes du changement climatique. Comme l’a fait savoir la ministre Baomiavotse Raharinirina, lundi dernier, lors d’une entrevue avec la ministre luxembourgeoise de l’Environnement, Carole Dieschbourg. Ainsi, l’opportunité était saisie par la ministre malgache pour faire part des interventions menées afin de renforcer la résilience de la population locale. La ministre Baomiavotse Raharinirina a également avancé que pour le long terme, la réponse consiste en l’adduction d’eau via la construction d’un pipeline qui nécessite 900 millions et non 9 millions de dollars comme budget. L’infrastructure devrait ainsi permettre de fournir de l’eau potable à 400 000 personnes dans le Sud de Madagascar. Il conviendrait de noter que le même appel à mobilisation de fonds a également été transmis par la ministre de l’Environnement et du Développement durable à Global Landscape Forum Climate ou GLFC axé sur les impacts des engagements financiers au niveau local.

Joker. Outre les actions menées et à entreprendre, la question de la migration climatique et ses menaces sur les forêts a également été évoquée lors de l’entrevue avec les deux ministres de l’Environnement. « Un projet de titre vert sera en vue pour donner des terres aux paysans afin qu’ils puissent travailler et produire », a interpellé Baomiavotse Raharinirina. Étant donné qu’il est surtout question de négociations de haut niveau durant la COP26, la Grande île mettrait la volonté politique de ses dirigeants et les actions déjà effectuées (cadre réglementaire sur le marché du carbone forestier, les politiques sectorielles contre le changement climatique ou encore la mise à jour de la contribution déterminée nationale) et en cours contre les changements climatiques sur les tables des négociations. Ce, afin de mobiliser plus de financements, surtout à long terme, afin de lutter contre les effets du changement climatique qui minent le pays actuellement. L’argent étant le nerf de la guerre, le pays attend donc du concret de la part de la délégation malgache qui est actuellement à Glasgow.

José Belalahy 





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