Hausse des frais de transport pour les lignes nationales et régionales


Des coopératives de transporteurs ont décidé de procéder à la hausse des frais de transport des taxis-brousse, assurant la liaison des lignes nationales à partir du 22 novembre prochain. Dans les affichages signés par les responsables des gares routières et dans des notes adressées aux responsables du ministère des Transports et de l’Agence de transports terrestres (ATT), la hausse des billets serait de de l’ordre de 5000 ariary à 20 000 ariary pour de nombreuses lignes en partance d’Antananarivo.

Pour la ligne Antananarivo-Toamasina, les transporteurs afficheront 30 000 Ar à partir du 22 novembre contre 25 000 Ar soit une hausse de 5 000 Ar. Pour Antananarivo-Mahajanga, la nouvelle tarification est de 50 000 Ar soit une hausse fulgurante de 20 000 Ar. Pour Antananarivo-Ambanja, les frais sont fixés à 70 000 ariary soit une hausse de 15 000 ariary. Pour Antananarivo-Fianarantsoa, elle sera à 35 000 Ar, pour Antananarivo-Toliara, 80 000 Ar et pour Antananarivo-Taolagnaro, le billet de taxi-brousse coûtera 120 000 Ar.

Le ministère des Transports n’a pas encore réagi face à la décision des transporteurs mais la grogne montent déjà côté usagers. Les passagers sont les premiers à subir la conséquence de cette décision. Avec la faiblesse du pouvoir d’achat des ménages et la tendance inflationniste généralisée actuelle, l’augmentation des frais de transport notamment pour ceux qui doivent voyager régulièrement va alourdir davantage les dépenses.

Pour les transporteurs, la nécessité d’amortissement de leurs dépenses par rapport aux coûts d’entretien des véhicules est la raison avancée pour expliquer cette hausse. Ils évoquent des réparations quasi-permanentes des véhicules dues aux mauvais états des routes nationales. En effet certains axes routiers à l’instar de la RN6 reliant Ambondromamy à Ambanja, en passant par Mampikony, Boriziny et Antsohihy ou encore certaines portions de la RN4, reliant la capitale à Mahajanga sont en très mauvais état.

Qu’en est-il des Fonds d’entretien routier (FER) ou encore des financements obtenus pour la réparation des routes de Madagascar, à l’instar de ceux de la Banque mondiale signés au mois d’août pour un montant de 200 millions de dollars consacrés notamment au développement durable du secteur routier, avec Andry Rajoelina a annoncé l’entretien de plus de 12 000 km de routes dans le pays ? Avec autant de financements et grâce aux structures mises en place dans le pays, l’état des routes nationales devrait-il être déplorable et les usagers devraient-ils encore en payer les frais ?



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