Diagnostic Post-covid – Le tourisme encore convalescent


Malgré la réouverture des frontières, le tourisme mettra du temps à se relever. Beaucoup d’efforts restent à faire.

Deux conceptions complémentaires pour relancer l’économie touristique. En dépit de quelques nuances dans la manière de développer leurs idées. Celles d’Aina Raveloson, présidente du Conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar, CTM, qui misent sur le pragmatisme. Alors que Joël Randriaman­dranto, ministre de tutelle, se veut être optimiste sur la suite du programme. C’était hier au Novotel d’Alarobia, au huitième étage, devenu un haut lieu des idées tournant autour du tourisme.

À l’arrivée, la première a présenté un plan consolidé de cinq axes, le contenu de feuille de route du ministère, associé avec celui de la stratégie de relance élaborée par le secteur privé. Mais les deux s’accordaient à dire que tout a été fait et décidé avec une entente mutuelle, une concertation permanente et une compréhension réciproque. Aina Raveloson a développé les cinq axes stratégiques que sont « la relance de l’économie touristique, le repositionnement de la destination, l’employabilité et la professionnalisation, la modernisation et l’action publique intégrée ». Elle a rappelé « qu’avant la crise sanitaire, le tourisme générait quarante mille emplois directs, Trois cent mille induits et un million cinq cent mille postes de travail sur les chaînes de valeurs. À cause de la crise sanitaire, le secteur a perdu 2 000 milliards d’ariary. La moitié des entreprises associées au tourisme ont été contraintes de déposer leurs bilans».

Tourisme national, un salut

Et encore, révèle-t-elle, « les analyses à l’échelle mondiale ont déduit que le retour à la normalité des voyages n’interviendraient qu’en 2023 ou 2024. Alors que les sociétés qui ont survécu aux vagues du coronavirus doivent repartir non pas à zéro mais en-dessous. Avec des dettes fiscales qui s’accumulent au fil des exercices ».

En guise de réponse, Joël Randriamandranto a insisté sur le volet communication. « Le ministère a mené une campagne auprès des professionnels des voyages qui vendent déjà la destination Madagascar pour leur dire que nous sommes désormais ouverts aux visiteurs étrangers. Les médias spécialisés ont été aussi sollicités pour véhiculer ces informations. Enfin, le grand public via les plateformes des réseaux sociaux ont informés de cette nouvelle situation qui prévaut. Si la réouverture des frontières a été une nécessité, maintenant il faudra s’atteler aux diverses actions pour faire venir les touristes, et les accueillir dans les meilleures conditions ». Toujours dans le chapitre communicatif, le ministre en personne organisera des Webinars avec les agences de voyages qui ne connaissent pas encore les atouts touristiques de la Grande île ». Chemin faisant, il a admis « l’importance de la transformation digitale. À un moment où tout se fait à distance ».

Les deux intervenants s’accordent à dire l’importance du tourisme national. Aina Raveloson y trouve un coup de pouce inattendu. Joël Randriamandranto ou plutôt son ministère en a fait un vrai cheval de bataille à travers les quatre éditions du « Tsenaben’ny Fizahantany », l’édition des catalogues touristiques et l’organisation des événements de proximité comme le « festival Rifatse » à Morondava.

Bref, le tourisme peut repartir du bon pied. À moins que le coronavirus ne lui joue un mauvais tour. « Personne ne veut plus entendre parler d’une éventuelle fermeture des frontière. Il est du devoir de tout un chacun de respecter les gestes barrières, de se faire vacciner. Les professionnels du tourisme, six mille environ ont suivi des formations pour suivre et imposer les protocoles sanitaires » a conclu Tojo Razafimahefa, vice-président de la CTM dans un appel à la conscience collective.



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