Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison – « L’État a de quoi payer ses obligations »


Une rencontre conviviale avec des journalistes a permis à Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison de passer en revue les quelques sujets d’actualité relevant de son département. L’économie et des finances.

Une déclaration rassurante à plus d’un titre. Face à la montée de la grogne sociale. « L’État n’est pas à court de liquidités. Comme des insinuations veulent propager. Bien au contraire, le taux d’exécution budgétaire oscille aujourd’hui autour des 38%. Il sera prévu d’allonger le temps d’engagement des dépenses. Le retard dans le paiement des bourses des étudiants, des salaires du personnel administratif et technique des universités, PAT, des indemnités, ou des rémunérations des entreprises du bâtiment et des travaux publics, s’explique par l’assainissement en cours pour chaque catégorie professionnelle considérée » explique devant la presse à son bureau à Antaninarenina, Rindra Hasimbelo Rabariniri­narison, ministre de l’Écono­mie et des finances. Elle révèle que pour ceux ayant travaillé sur financement du Fonds routier, « l’audit mené par la présidence de la république a débouché sur des travaux bien accomplis qui seront payés en conséquences, d’autres inachevés à évaluer et certains qui n’ont jamais existé. Le résultat a été stupéfiant ».

L’État, pour un meilleur contrôle des affectations de ses financements, et pour éliminer les tentations à s’adonner aux manœuvres corruptrices par la multiplication des interventions humaines, a décidé de passer à la digitalisation de ses services. Ainsi, les étudiants peuvent toucher leurs bourses par la carte monétique. De même que les retraités pourront jouir de leurs pensions. L’e-poketra avec 250 000 monétiques, a été présenté au dernier Conseil des ministres. La ministre a fait de la lutte contre la corruption et le « nettoyage » des finances publiques ses principales préoccupations. Elle suit de près les dossiers dans lesquels le nom du Directeur général des douanes, Ernest Lainkana Zafivanona a été cité par les médias internationaux. « Je n’ai pas encore pris une décision. Dans un sens ou dans un autre » précise-telle.

Dans le même ordre d’idées, mais sur une autre rubrique, pour sa part, le Premier ministre Christian Ntsay a ordonné « l’analyse minutieuse des factures des fournisseurs de la Jirama avant de décaisser quoi que ce soit ».

Le PLFI à l’Assemblée nationale

Abordant l’élaboration du Projet de loi de finances 2022, PLFI, elle a rappelé que « des consultations au niveau des régions ont eu lieu. Avec pas moins de 6 000 projets suggestifs. La conférence budgétaire avec les gouverneurs les ont ramenés à 285 propositions. Nous avons consulté des groupements d’opérateurs économiques du secteur privé. Ils ont émis le souhait d’imposer l’amnistie fiscale. Mais les taxes et impôts sont encadrés par des dispositions légales précises et strictes. Il faudra adopter des lois pour s’en débarrasser. En tout cas, le PLFI a été discuté avant son dépôt à l’Assemblée nationale. Ce qui a été déjà fait. Mais il reste l’Annexe des ministères à adjoindre à ce document et nous allons le mettre en ligne pour être connu de tous. Aujourd’hui même, une séance d’explication avec des sénateurs et des députés devait avoir eu lieu à Analamanga Park. Par l’absence de la présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, il a été décidé de la reporter ».

Aussi, au regard de ces dernières évolutions de la situation, la seconde tranche de 69 millions de dollars de la Facilité élargie du crédit, FEC, du Fonds monétaire international, FMI, n’auraient pas été insérés dans le PLFI dans sa version actuelle. Pour la simple et bonne raison que le Conseil d’administration du FMI ne vas pas y pencher qu’au mois de décembre. Cela sans Marc Gérard, son actuel représentant résident qui arrive aux termes de sa mission à Madagascar.



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *