Le Syndicat des industries soutient la révision de la taxation à 20% – Midi Madagasikara


Le SIM (Syndicat des Industries de Madagascar) soutient la révision à 20% de la taxation sur les bondillons importés.

L’industrialisation ne peut se faire, si les importations sont favorisées par rapport aux produits locaux, selon les producteurs de savon membres du SIM (Syndicat des Industries de Madagascar). Selon eux, l’industrie locale peut être compétitive.

 40.000 tonnes de savon par an. C’est le besoin exprimé par les consommateurs sur le marché du savon à Madagascar. D’après le SIM, les industries actuellement installées ont une capacité de production de 60.000 tonnes. Mais ces entreprises ne peuvent pas exploiter tout leur potentiel, à cause de la concurrence inéquitable des importations. « L’industrialisation de Madagascar est un des velirano du régime actuel. Des avancées sont déjà constatées, notamment à travers les lois de finances 2020 et 2021, ainsi que les projections dans le projet de loi de finances 2022. De même pour l’initiative affichée et l’engagement de l’Etat à soutenir l’entrepreneuriat malgache, à favoriser l’investissement dans le secteur industriel et à promouvoir le Malagasy ny Antsika.  Dans le secteur du savon, les entreprises comme la Savonnerie Tropicale, la SDOI, Salama, SKT Khimjee, Indosuma, SIB et Dramco fabriquent localement du savon, dans un cadre formel. Mais depuis l’abaissement de la taxation des bondillons importés à 10% en 2011, elles ne sont plus compétitives, puisque ces entreprises paient toujours entre 5 à 10% de droits de douane sur leurs matières premières importées. Pour relancer ces entreprises créatrices de produits finis, il faut que la taxation sur les bondillons importés soit révisée à 20%. D’ailleurs, c’était le taux appliqué avant 2011 et l’industrie locale de savon se développait bien », ont soutenu les membres du SIM, lors d’une conférence de presse organisée hier, au Grand Melis Analakely. 

Lobby au Parlement. Selon les producteurs locaux de savon, la révision à la baisse de la taxation des bondillons à 10% en 2011 était le résultat de manœuvres de « couloirs » au niveau de l’Assemblée Nationale, fait par les pseudos savonniers. « Ces bondilloneurs importent du savon avec toutes ses propriétés fonctionnelles. Le travail qu’ils font c’est juste de mouler, conditionner et emballer des savons sous d’autres formes. Ils ne fabriquent pas de savon et ne transforment pas des matières premières comme le font les savonniers. En 2019, le Gouvernement a déjà proposé dans sa loi de finances 2020 la remise de la taxation des bondillons à 20%. Cela a été approuvé par le Sénat, mais la Présidence de la République a sorti une ordonnance fixant le taux à 10%, suivant la recommandation de l’Assemblée Nationale », ont évoqué les membres du SIM. Ces opérateurs mettent en avant la création d’emplois, les salaires pour améliorer le pouvoir d’achat et l’amélioration du savoir-faire, pour soutenir l’importance de l’industrie locale. Selon le SIM, l’alignement tarifaire au niveau de la douane, l’octroi de certaines exonérations pour les industries prévues dans le projet de loi de finances seront très favorables à la production locale. À noter qu’entre 2014 et 2018, les importations de savons ont augmenté de +166% alors que la production locale a connu une chute de -35%. Pour les industriels, une telle tendance est un mauvais signe pour l’économie.

 Antsa R.





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