Colline Manjakamiadana – Le danger guette mille foyers


La délimitation des zones exposées directement au risque d’éboulement s’est faite hier dans six fokontany. Les évacuations ne tardent plus à venir pour les habitants concernés.

Les bandes rouges, signe de danger imminent, ont été posées sur les zones à risque d’éboulement au pied de la colline de Manjakamiadana depuis hier. Six fokontany sont exposés directement au risque de glissement de terrain et d’éboulement de rocher en bas de cette colline. Ces fokontany se trouvent à 50 ou 70 mètres au pied de la colline. Certaines familles qui ont vécu des pertes durant le dernier éboulement sur le fokontany Tsimialonjafy sont revenues dans leurs maisons.

C’est le cas de Ranaivo Jean Charles, un homme âgé de 81 ans qui avait perdu ses proches il y a quelques années. Ranaivo Jean Charles ne revient dans cette maison familiale qu’en période où il n’y a pas de pluie. « Je vis ici depuis près de 31 ans. Le drame nous a bouleversé mais on essaie de continuer à vivre. Lorsque la période de pluie arrive, mes enfants, qui habitent à Ambohidratrimo, acceptent de m’héberger », livre-t-il. Pour le cas d’Antsahondra, les travaux de déroctage son t impossibles.

Seule l’amélioration des canalisations pourra être effectuée. « Il n’est plus possible d’enlever les rochers pour le cas du fokontany d’Antsahon­dra. Les rochers ne sont pas isolés. Sur la colline de Manjakamiadana, tous les rochers ne pourront plus être touchés. Si jamais on est obligé de faire le déroctage, il faut prendre des mesures drastiques puisqu’il y a beaucoup d’habitations autour du rocher », explique le docteur Lala Andriamirado, technicien au BNGRC.

Difficile évacuation

Sur la colline de Manjaka­miadana, mille quatre cent quatre vingt-dix toits sont directement exposés au danger d’éboulement. Sur le versant Ouest, quatre cent soixante-dix toits sont concernés dont vingt sur le fokontany Amparibe, cent trente à Tsimialonjafy, cent trente à Ankadilalana, trente à Ambatovinaky, soixante-dix à Tsarafaritra, quatre vingtdix à Ambanin’Ampamari­nana.

Sur le versant Est, mille vingt toits ont été annoncés comme en danger. Pour les personnes qui occupent encore les lieux, vivre au pied de cette colline de Manjaka­miadana n’est pas de tout repos. Ils vivent dans la peur dès qu’une goutte de pluie arrive et même en période sèche. « Je vis dans le fokontany Tsimialonjafy depuis plusieurs années. Nous habitons près des maisons qui ont été victimes il y a quelques temps mais on a décidé de déménager un peu plus loin », indique Roger Pascal Ralainirina, habitant du fokontany Tsimialonjafy.

Comme Pascal, les habitants sont tiraillés par l’idée de laisser derrière eux des maisons, des biens acquis depuis plusieurs années. « Il est difficile pour nous habitants au pied de la colline de Manjakamiadana de partir ou de déménager. Nous n’avons pas assez d’argent pour construire ou louer une nouvelle maison à l’abri du danger. Mais on a décidé de partir durant la période de pluie pour revenir lorsque ce sera plus sûr », enchaîne-t-il.



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