Conjoncture mondiale – Une hausse de 80% des prix de l’énergie


En ce troisième trimestre 2021, le prix de l’énergie connaîtra une hausse mondiale et une flambée des prix est encore attendue au premier semestre 2022.

C’est loin d’être gagné. La relance économique post-Covid ne sera pas de tout repos. Les séquelles de la pandémie et la crainte d’une résurgence d’un variant plus meurtrier font grimper le prix de l’énergie. Un phénomène mondial qui n’épargne aucun pays importateur de pétrole et de gaz. Les cours du gaz naturel et du charbon se sont envolés à un niveau record, notamment en ce troisième trimestre de l’année 2021.

Les prix de l’énergie devraient s’établir à un niveau supérieur de plus de 80% à celui enregistré l’année dernière. C’est dû à un contexte marqué par une offre limitée et par une forte demande d’électricité. Les pays de l’hémisphère nord entrent en hiver et demandent de ce fait beaucoup plus d’énergie. C’est le résultat d’une étude trouvée dans l’édition ‘Commodity market outlook’, publiée par la Banque mondiale.

Le cours du pétrole brut est passé à 70 dollars le baril en ce troisième trimestre, soit un prix en hausse de 70% par rapport à l’année dernière à la même période. Le prix atteindrait 74 dollars en 2022. « Le recours au pétrole brut comme alternative au gaz naturel est le principal facteur qui pourrait induire une hausse de la demande plus forte qu’anticipé, tandis que la hausse des prix de l’énergie pourrait au contraire commencer à peser sur la croissance mondiale, au détriment de la demande » souligne le rapport.

La production d’engrais baisse

Une certaine diminution des prix de l’énergie ne sera ressentie que vers le second semestre 2022. Ceci, en raison d’une offre moins limitée et d’un relâchement de la demande. Toutefois, selon les propos des analystes dans le rapport, « des flambées de prix pourraient rebondir à court terme en raison du niveau très faible des stocks et des problèmes d’approvisionnement ». «Les prix élevés du gaz naturel et du charbon ont un impact sur la production d’autres matières premières…» explique un économiste senior de la Banque mondiale.

La hausse du prix du gaz a réduit la production d’engrais, dont la hausse a fait grimper le coût des intrants pour les cultures vivrières. De même, la production de certains métaux tels que l’aluminium et le zinc a également été réduite en raison du coût élevé de l’énergie.

Du point de vue de la transition énergétique, l’intermittence des énergies renouvelables a été soulignée. Il faudra ainsi faire appel à des sources d’énergie bas carbone, telles que l’hydroélectricité ou le nucléaire, ou à des nouvelles technologies, pour le stockage de l’énergie renouvelable. La flambée du gaz naturel et du charbon a, en revanche, renforcé la compétitivité des énergies solaire et éolienne. « La flambée des coûts de l’énergie fait monter l’inflation des prix alimentaires et soulève des inquiétudes pour la sécurité alimentaire de plusieurs économies en développement » finit le rapport.



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