Rajoelina plaide la mobilisation des 100 milliards USD de l’Accord de Paris – Midi Madagasikara


Le président Andry Rajoelina classe Madagascar parmi les pays victimes d’une injustice climatique et souhaite mettre fin à cette triste réalité.

Hier, le Chef de l’Etat, ayant prononcé un discours dans le cadre de la 26è Conférence mondiale sur les changements climatiques qui se déroule à Glasgow, a interpellé les dirigeants du monde, surtout ceux des pays considérés comme les gros pollueurs. Le locataire d’Iavoloha se positionne en porte-voix du continent africain et réclame des mesures au profit du continent noir. En effet, par rapport aux autres continents, les pays africains sont en général moins pollueurs. Si l’on se réfère aux statistiques, la Grande île figure parmi les plus faibles pollueurs. Sur 188 pays, la Grande île occupe la 173è place en termes d’empreinte écologique. Andry Rajoelina profite ainsi la présence à Glasgow des dirigeants de 197 pays pour lancer un appel à une solidarité écologique mondiale. Il a plaidé particulièrement pour la population du Sud de Madagascar, victime de la malnutrition et de la sècheresse. « Plus de 1 300 000 Malagasy sont dans une situation de détresse alimentaire… Mes compatriotes endurent le lourd tribut d’une crise climatique à laquelle ils n’ont pas participé », a-t-il déclaré. Il, c’est le numéro Un d’Iavoloha qui considère cette situation comme « une injustice ».

Projets structurants. Pour y faire face, Madagascar prévoit la mise en œuvre de projets structurants pour apporter un changement radical et durable dans le Sud, notamment par la construction d’un grand pipeline pour permettre l’alimentation en eau des districts concernés. Durant sa prise de parole, le Chef de l’Etat a rappelé que 3,9 millions d’hectares de forêts disparaissent chaque année en Afrique. Andry Rajoelina appelle ainsi les leaders du monde entier à financer une politique de transition énergétique en Afrique et plaide pour l’accélération de la mobilisation de la somme de 100 milliards de dollars décidée le 12 décembre 2015, lors de l’Accord de Paris sur le climat. Cinq COPs plus tard, cet accord considéré à l’époque comme la dernière chance pour l’humanité pour limiter les conséquences des changements climatiques, est encore loin d’atteindre les résultats escomptés. Bon nombre de dirigeants présents à Glasgow évoquent même « un échec ».

43 aires protégées. « Il faut agir maintenant et c’est ici à Glasgow que cela doit être acté. Un seul mot, un seul geste, la volonté suivie d’actions changera les choses », a martelé le Chef de l’Etat. Une manière à lui de plaider pour un sursaut des dirigeants du monde. Continuant sur sa lancée, le président Andry Rajoelina de déclarer qu’ « il faut agir aujourd’hui, pas demain ni attendre 2030 ». A l’entendre, l’humanité n’a plus droit à l’échec par rapport aux conséquences des changements climatiques. « L’échec n’est pas une option, nous devons réussir, pour nous, pour notre Nation, pour notre monde. La terre qui nous a tout donné nous demande aujourd’hui de la sauver : sauvons notre planète ». En ce qui concerne Madagascar, plusieurs mesures ont déjà été prises par le gouvernement. Notamment en incitant les ménages à se détourner des bois de chauffe et en vulgarisant l’utilisation des réchauds à base de bioéthanol et de biogaz, mais aussi, en multipliant les aires protégées et en accentuant les campagnes de reboisement. La Grande île compte actuellement 43 aires protégées. En 2019, une grande campagne nationale de reboisement a été initiée avec un objectif de reboiser 40 000Ha chaque année et un minimum de 40 millions d’arbres plantés par an. Madagascar favorise aussi l’émergence écologique et entre dans l’ère de l’énergie renouvelable par la promotion de l’énergie solaire, les sites hydroélectriques et l’énergie éolienne. Faut-il rappeler que le pays bénéficie de 2 800 heures d’ensoleillement par an.

Au cœur des débats. Après son intervention à la tribune de la COP26, le président Andry Rajoelina a été félicité par plusieurs présidents et grandes figures mondiales de la lutte contre le réchauffement climatique, notamment par l’ancien Secrétaire d’Etat américain et non moins Envoyé spécial américain sur le climat, John Kerry, et la Directrice générale du Fonds Monétaire International, Kristalina Georgieva. L’on peut dire en tout cas que Madagascar était au coeur des débats sur les changements climatiques lors de cette 26ème COP. En marge du Sommet, le Chef de l’Etat a eu une rencontre bilatérale avec la ministre des Affaires africaines du Royaume-Uni, Vicky Ford. A cette occasion, cette dernière a confirmé le soutien de son pays pour la lutte contre la famine dans le Sud de Madagascar.

Davis R





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