Mahazo : Des rumeurs de rapt d’enfants virent en echauffourées


Les rumeurs de rapt et d’enlèvement d’enfants se répandent comme une trainée de poudre ces derniers jours dans la capitale suscitant ainsi la méfiance des parents et de la population en général. Ce fut, entre autres, le cas hier, à Mahazo, où des échauffourées ont éclaté entre un groupe de personnes soupçonnés comme étant des voleurs d’enfants et un autre groupe composé d’une centaine de personnes.

Les présumés voleurs d’enfants auraient attrapé des enfants dans le quartier de Mahazo et les ont installés dans la malle arrière de leur voiture. Dans l’habitacle, un autre enfant y aurait été déjà caché. Surpris par ces gestes et faits, les riverains ont réagi en tentant d’arrêter la voiture par tous les moyens. Les uns témoignent avoir troué les roues du véhicule, les autres indiquent avoir tenter de l’empêcher de rouler à force de mains et de blocage de tous genres mais les forces de l’ordre seraient intervenues par la suite. Une situation que les riverains ont mal pris pris et considéré comme un soutien à l’autre partie.

Les gendarmes mis en cause ont très vite apporté leur version des faits. Ils rapportent que cela a débuté par une affaire de vol commis par un enfant de 13 ans dans la cour d’une famille. La famille l’a attrapé et l’a obligé à dénoncer ses complices sans en avertir pour autant les forces de l’ordre. La famille victime du vol voulant se faire justice elle même s’est rendue ensuite à Mahazo pour arrêter les autres présumés complices de l’enfant.

Suite aux échauffourées dans le quartier en début d’après-midi, les forces de l’ordre ont dû extirper de la foule les personnes qui étaient accusées d’être des voleurs d’enfants pour pouvoir les protéger et les enquêter. Pour calmer la foule en furie et en très grand nombre, les gendarmes ont dû faire appel à des renforts des forces mixtes de la gendarmerie et de la police nationale. Le calme est revenu sur les lieux vers 17h.

La disparition d’enfants assimilée dès fois à des rapts sont souvent relayés sur les réseaux sociaux et met en émoi la population, les plaintes reçues au niveau des forces de l’ordre sont pourtant quasiment rares pour ce genre d’affaire.



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