la fête en miniature  – Midi Madagasikara


Crédit photo Ezra shoot.

Depuis l’année 2010, la ville d’Antsiranana commence peu à peu à célébrer Halloween. Majoritairement catholiques, les habitants de la ville ne célébraient que la Toussaint, une influence depuis la colonisation. Le 1er novembre, les familles vont déposer des gerbes de fleurs auprès des tombeaux des disparus.

Ce rituel est devenu une tradition à Madagascar en général, et dans la partie septentrionale en particulier. Désormais, la pratique est devenue un « fomban-drazana », littéralement, une tradition héritée des ancêtres. En effet, ce syncrétisme prend une autre dimension à la fin de l’année 2000. Les Etats-Unis influencent la Grande-Ile à partir de ses films. Halloween gagne de plus en plus de terrain dans la Ville au pain de sucre. Cette nouvelle culture est d’avance implantée grâce aux spots publicitaires qui inondent les chaînes télévisées et les ondes des radios. Des concerts et des carnavals y sont organisés. Dès lors, la jeune génération d’Antsiranana participe à ces évènements. Les vacances de la Toussaint, une semaine où les étudiants préparent leurs masques et leurs déguisements.

Si la tradition moderne la plus connue veut que les enfants se déguisent avec des costumes qui font peur et aillent sonner aux portes en demandant aux adultes, souvent eux-mêmes déguisés, des bonbons, des fruits ou de l’argent avec la formule : « trick or treat! ». La pratique à Antsiranana est de se promener dans la ville en prenant des selfies sur les places publiques. L’Halloween est une fête folklorique anglo-saxonne communément considérée comme en partie héritée de la fête religieuse celtique de Samain qui se tenait à la même date en Irlande et en Écosse avant qu’elle ne soit progressivement supplantée par la Toussaint introduite le 1er novembre par l’Église catholique romaine aux environs du VIIIe siècle. Le principal symbole d’Halloween est la citrouille, issue de la légende irlandaise de Jack-o’-Lantern : elle est évidée et une de ses faces est sculptée pour y dessiner, en creux, un visage, puis une bougie ou une lumière artificielle est placée au centre de la citrouille. Mais, ici, puisque l’économie est déficitaire, nous n’avons que des petites courgettes et des « Tsirebiky » à notre disposition. Par ailleurs… on ne joue pas avec les aliments. D’ailleurs, on ne peut pas placer une bougie dans une petite courgette. Halloween à Madagascar est une fête en miniature !

Iss Heridiny 





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