Des milliards d’ariary à pêcher dans l’eau douce


Changer de braquet. Paubert Tsimanaoraty Mahatante, ministre de la Pêche et de l’économie bleue, à l’ouverture hier de la foire des produits halieutiques au Palais des sports et de la culture de Mahamasina, a démontré une certaine maîtrise de son sujet. Sans préparer un discours creux et sans relief, comme à l’accoutumée, il a fait étalage de sa connaissance de la filière.

Ainsi, il a souhaité que « nous avons toujours eu une préférence pour la pêche en mer. Alors que celle en eau douce offre d’immenses potentialités ». Il cite quelques repères importants. « 40 fleuves d’une longueur de 9 000 kilomètres, des lacs d’une superficie de 155 000 hectares. Si nous pouvions exploiter 10% de ces plans d’eau continentaux, nous serions capables de produire 100 000 à 150 000 tonnes de poisson d’eau douce par an. Soit, en valeur, l’équivalent de 1 200 milliards d’ariary. Avec pas moins de 300 000 emplois créés ».

Léon Rakotomamonjy, président de l’Association des professionnels de l’aquaculture est aussi convaincu de la faisabilité d’une telle performance. Mais précise que cela va nécessiter « la vulgarisation de 224 millions d’alevins, la disponibilité de 80 tonnes de provendes, la présence d’au moins 350 techniciens vulgarisateurs ». Pour combler le gap de 56 000 tonnes de consommation, évaluée à 4,26 kilos par an par habitant. Une moyenne très en deçà du continent africain. Avec un ministère à part entière pour la pêche, tout le monde espère que ces divers problèmes ne remontent plus en surface.



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