Sécheresse dans le Sud – Amnesty tire la sonnette d’alarme


Amnesty International fait appel à la communauté internationale pour intensifier les initiatives de secours en faveur du Sud à travers un rapport rendu public le 27 octobre. « (…) Les projections actuelles concernant le changement climatique indiquent que les sécheresses vont s’aggraver et qu’elles vont affecter de façon disproportionnée les populations des pays en développement. À l’approche de la COP 26, ces avertissements concernant la crise climatique devraient alarmer les dirigeants mondiaux et les amener à cesser de traîner les pieds», a déclaré Agnès Callamard, Secrétaire générale d’Amnesty Interna­tional.

Le sud de Madagascar a subi quatre épisodes consécutifs de sécheresse, qui ont anéanti les récoltes et entravé l’accès des populations à la nourriture. Le dernier épisode de sécheresse en date a commencé en novembre 2020 et s’est poursuivi jusqu’en janvier 2021. La saison creuse, entre les semailles et les récoltes, est arrivée tôt cette année, ce qui a aggravé la pénurie alimentaire dans le sud du pays. La sécheresse a eu de considérables répercussions sur les communautés affectées, exposant les gens à la faim, à la malnutrition et à la mort. En mars, Votsora, un fermier âgé d’une cinquantaine d’années, a révélé à Amnesty International que dix personnes étaient mortes dans son village un mois plus tôt, et que cinq personnes appartenant au même foyer étaient mortes de faim le même jour.

Engagements à tenir

Les données scientifiques montrent que le changement climatique mondial a probablement contribué à l’élévation des températures et à des précipitations de plus en plus irrégulières dans la région semi-aride du Grand Sud, où depuis cinq années consécutives les précipitations sont inférieures à la moyenne. Le Programme alimentaire mondial de l’ONU (PAM ) e t l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont déclaré en mai qu’environ 1,14 million de personnes étaient confrontées à un niveau élevé d’insécurité alimentaire aiguë dans le sud du pays, et que près de 14 000 personnes se trouvaient en état de « catastrophe ».

Amnesty International a émis des recommandations notamment à l’approche de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques COP 26 qui doit se tenir le mois prochain. Il s’agit du renforcement de l’engagement en faveur de la réduction des émissions à la fois ambitieux et respectueux des droits humains, afin de maintenir l’élévation de la température moyenne de la planète en dessous de 1,5°C. Il s’agit également de s’engager à abandonner rapidement les énergies fossiles.

La troisième recommandation d’Amnesty consiste à mettre en place un mécanisme mondial pour soutenir les personnes dont les droits ont été affectés, les États riches en assurant le coût via un financement nouveau, additionnel et non assujetti à un remboursement. Ainsi, Amnesty International demande aux pays riches d’accroître de façon substantielle leurs contributions financières pour les mesures respectueuses des droits humains de réduction des émissions et d’adaptation climatique dans les pays moins riches.



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