Le parc zoologique en piteux état


Le parc botanique et zoologique de Tsimbazaza est en mauvais état. Un responsable évoque un souci financier.

Beaucoup ressortent déçus de la visite du parc botanique et zoologique de Tsimbazaza. « Le parc n’est plus comme il a été, à notre jeunesse. Il est mal entretenu », déplore Mamy, un père de famille qui a emmené sa fille visitée le parc, samedi dernier. « C’est un peu sec pour un parc zoologique. Nous n’avons pas vu assez d’animaux », regrette Anita, mère de famille. Des visiteurs vont jusqu’à s’inquiéter sur l’état de santé des animaux. « Le plumage de certains oiseaux s’hérisse. C’est un signe de maladie, non? Et les tortues semblent être affamées », indique Emmanuel, visiteur.

Grosso modo, le parc est en piteux état. Des cages sont vides. Des vitres sont cassées. Des représentations de patrimoine culturel tombent en ruine. « Aucun projet d’investissement n’est réalisable, pour le moment », réagit le directeur du parc botanique et zoologique de Tsimbazaza, Jasmin Emile Randrianirina. Même la réalisation des entretiens serait difficile. Le parc est confronté à un souci financier, il roule grâce à sa recette propre, qui serait mince.

Collaborations bloqués

Les sommes perçues aux visites du parc, au tournage de clip, de film et de shooting photo, englobent ses principales recettes. Le confine- ment n’a pas été sans conséquent: très peu de visiteurs étrangers qui couvrent une grande partie de la recette du parc. Et les collaborations avec les partenaires étrangers ont été bloquées avec la fermeture des frontières. « Nous sommes limités dans nos actions, faute de budget. C’est le ministère de l’Enseigne­ment supérieur et de la recherche scientifique qui nous subventionne. Le versement de cette subvention attend l’organisation du ministère. Nous faisons de notre mieux avec notre petite recette propre », justifie le premier responsable au sein du parc.

Il a souligné que ce parc a des centaines de millions d’ariary impayés, suite à des mauvaises gestions des anciens dirigeants. « Une partie des arriérés, 320 millions d’ariary, est déjà payée, et nous remercions les dirigeants, pour cet acte », enchaine-t-il.

Le parc n’est pas, toutefois, laissé totalement à l’abandon. Hier à l’heure des repas, les agents du parc placent des plats de légumes, de viandes ou de fruits, dans chacune des cages. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique continue à financer la nourriture des animaux.

D’autres agents réalisent des petits travaux d’entretien des cages. Et pour prouver le fonctionnement du parc, malgré ce souci financier, Jasmin Emile Randria­nirina est heureux de faire part de la naissance de neuf bébés géants de Flandre et de deux bébés lémuriens. « Nous envisageons, également, de repeupler le parc », lance-t-il.



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