Il n’y a pas que l’être humain capable de chanter en coeur, il y a aussi des lémuriens de Madagascar



C’est un sens que l’on connaissait déjà chez certains oiseaux, mais qu’aucune étude n’avait pu cerner jusqu’ici chez un autre mammifère que nous, humains. Il y a bien eu des exemples isolés, comme un bonobo tapant sur un tronc d’arbre dans un zoo, ou une vidéo d’une otarie dansant sur du disco, mais ils sont anecdotiques et surtout concernent des animaux enfermés, sortis de leur milieu naturel. Or, ce que démontre Chiara de Gregorio, chercheuse italienne à l’université de Turin, c’est que d’autres primates, les lémuriens indri, en pleine forêt tropicale à Madagascar, chantent en chœur en respectant un rythme bien précis.

Pour confirmer le phénomène, Chiara de Gregorio a étudié 40 lémuriens, mâles et femelles adultes, qu’elle a suivis pendant douze ans, analysant 636 enregistrements de leurs vocalises. Elle publie les résultats de ce travail dans une étude publiée cette semaine par la revue scientifique Curent Biology.

Sa conclusion : tous les lémuriens indri communiquent ainsi, en rythme, proposant beaucoup de variations, mais toujours formées autour de deux modèle, l’un que la chercheuse appelle le « métronome », et l’autre « le un pour deux », « que l’on retrouve par exemple, explique-t-elle à CNN, dans l’introduction de la chanson ‘We Will Rock You’ de Queen« .

Comprendre pourquoi les lémuriens indri chantent peut nous aider à trouver l’origine de notre habilité musicale à nous humains, de notre passion pour la danse et pour le rythme.

Chiara de Gregorio, chercheuse à l’université de Turin

à National Geographic

De quoi confirmer que nous partageons avec d’autres primates ce que nous pensions proprement humain, « et ces résultats, ajoute Chiara de Gregorio à National Geographic, peuvent nous aider à trouver l’origine de notre habilité musicale, de notre passion pour la danse et pour le rythme en général. » D’après l’étude, les lémuriens, eux, chantent pour retrouver un proche ou revendiquer un territoire. Un territoire que la déforestation ne cesse de grignoter rappelle la chercheuse, et qui fait que ce primate est aujourd’hui classé en danger critique.





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