Deux cent cinquante kilos de corail noir saisis


Les éléments de la brigade de police de la route d’Antsirabe ont saisi deux cent cinquante kilos de corail noir, mercredi.

Le corail noir très apprécié en bijouterie est protégé par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore (CITES). Deux cent cinquante kilos de cette ressource marine ont été découverts par les gendarmes de la brigade de police de la route (BPR) d’Antsirabe sur le toit d’un taxi-brousse de Farafangana vers Antananarivo, mercredi à 23h.

C’est un civil qui a informé la BPR. Ses renseignements ont pu être vérifiés. Interrogé, le chauffeur a, tout de suite, dénoncé la propriétaire des marchandises prohibées. Elle était parmi les passagers. Il s’agit d’une demoiselle de 22 ans venant de Vangaindranokely, dans la ville de Farafangana.

Le conducteur et elle ont été retenus pour faire l’objet d’ouverture d’une enquête judiciaire. Le véhicule devait encore déposer les autres passagers à destination, mais il sera mis en fourrière, selon les informations communiquées par le groupement de la gendarmerie du Vakinankaratra.

« Transporter un chargement de deux cent cinquante kilos sur un taxi-brousse est une infraction. Cela dépasse les normes. Et puis, le chauffeur et la coopérative sont censés être informés des contenus des bagages pour éviter de transporter des objets illicites. Ils sont entièrement responsables des bagages. C’est la raison pour laquelle le chauffeur est enquêté. La poursuite s’applique automatiquement à l’auteur de l’exploitation illégale », souligne la gendarmerie.

Récemment, deux pêcheurs ont été pris en possession de coraux noirs dans le Sud-Est. La semaine passée, une ambulance a transporté des coraux. Elle a été arrêtée par les gendarmes du groupement d’Anosy.

« Le corail noir est aussi rare que précieux. On l’utilise pour le traitement de troubles des reins, de la vessie et la parathyroïde. Il favoriserait la fertilité masculine. Ce qui fait surtout sa valeur, c’est son succès en bijouterie où il est transformé en gemme organique. Toutefois, il figure parmi les espèces protégées, menacées d’extinction, et dont l’exploitation, le transport et la vente sont strictement interdits », explique un connaisseur.



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