Le port de Toliara trop vétuste


Le port de Toliara existe depuis 1939. Jean Léon Rakotoarison y travaille depuis 35 ans. « J’ai d’abord travaillé chez Auximad pendant dix ans. Je travaille à la Comato (Compagnie de manutention de Toliara) depuis 25 ans. Le port de Toliara a sérieusement besoin de retouches. Il est trop vieux. Il ne fait que 6, 50m de tirant d’eau et ce sont des caboteurs qui viennent ici car le port ne peut pas accueillir de grands bateaux. Le tirant d’eau est faible car le sable du fleuve de Fiherenana se déverse juste à ce niveau du port » explique l’ancien bouvier du port, devenu directeur des opérations de la Comato, et qui vient d’être honoré grand-officier de l’ordre national, pour bons et loyaux services.

Avec sa faible capacité d’accueil de 2800 conteneurs par an ( pour 250  000 EVP pour le port de Toamasina), le port de Toliara est limité dans ses offres. Il présente tout juste un seul quai commercial de 192 m (470 m pour Toamasina) et d’un quai à batelage de 146 m. Le port sert à exporter essentiellement des fruits de mer, du mica, de la labradorite, du sisal et des produits locaux. « Le port de Toliara n’est pas clôturé et les vols et casses de containers sont choses courantes. Il n’y a pas d’éclairage et tout travail de nuit est risqué » ajoute encore Jean Léon Rakotoarison, ancien sportif et arbitre national de volley ball, de basket ball, de hand ball et de tennis, connu sous le nom de « Léon Spinks».

Il propose, ne serait-ce que dans une activité non durable, d’au moins draguer le sable obstruant le passage des vrais bateaux. Le port présente une superficie totale de 27 000 m2 laquelle peut être exploitée efficacement car en construire un nouveau s’annonce difficile même si l’on a maintes fois songé à le déplacer plus au nord. « C’est une question de volonté » finit Léon Spinks.



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