Santé maternelle – La députée Anyah contre l’interruption de grossesse


Le projet de loi sur l’interruption thérapeutique de la grossesse crée la polémique. La déclaration de la députée Anyah a envenimé la situation.

La députée Aina Rafenomanantso a du troisième arrondissement, affiche ouvertement son refus de l’avortement. « Non à l’avortement, quelle que soit sa forme! », publie-t-elle sur sa page Facebook, hier. Selon elle, « ce projet de loi sur l’interruption thérapeutique de la grossesse sera une ouverture à la vulgarisation de l’avortement ». « La loi en vigueur interdit l’avortement. Pourtant, de nombreux avortements clandestins n’ont fait l’objet d’aucune poursuite. Qu’est-ce qui se passera, si on a un motif pour l’effectuer? », lance-telle.

Pour justifier ses propos, elle affirme que 95% des avortements sont réalisés sur la demande des femmes qui ne souhaitent pas avoir d’enfant, et que seulement 5% sont réalisés pour des raisons médicales. Ce sont les résultats d’études scientifiques, vus sur Wikipédia, entre autres, selon elle.

La députée détaille en plusieurs points les raisons pour lesquelles, l’avortement ne doit pas être autorisé. Elle prône l’intérêt supérieur du fœtus, qui, selon elle, est un « être à part entière avec un cœur et un ADN». « Donner le choix aux femmes de décider de leur corps. Je suis d’accord. Mais une personne a-t-elle le droit de priver autrui la vie? Le droit à la vie est un droit fondamental », s’insurge-t-elle.

Réserves

Concernant la grossesse survenue après un viol, Aina Rafenomanantsoa reconnait qu’elle est douloureuse physiquement et mentalement pour la victime. Mais pose la question suivante: « L’enfant conçu après ce viol est-il coupable? Un innocent va-t-il supporter les erreurs des autres ». L’artiste émet des réserves sur les « excuses thérapeutiques » de l’avortement. « Jusqu’où un cas sera-t-il considéré comme ‘thérapeutique? ».

Ce sujet crée la polémique sur les réseaux sociaux. Des médecins ont réagi, face à cette polémique. « Il ne faut pas mélanger l’interruption volontaire de la grossesse (IVG) et l’interruption thérapeutique de la grossesse (ITG). L’ITG sera réalisée, si la grossesse peut causer la mort de la mère, suite à des raisons de santé. Elle ne sera pas obligatoire, mais on a besoin d’explications et d’accords pour la réaliser », indique le Dr Eric Andrianasolo, président de l’ordre des médecins.

La proposition de loi sur l’ITG, déposée par Masy Goulamaly à l’Assemblée nationale, lundi, mettrait l’accent sur la protection des professionnels sur des risques d’une poursuite judiciaire. En plus des raisons de santé, la proposition de loi veut inscrire comme option l’ITG, en cas de grossesse survenue à la suite d’un viol qualifié d’inceste.



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