Réanimation médicale – Des patients à l’agonie reviennent à la vie


Une personne à l’agonie a des chances de survie. Une spécialité médicale, la réanimation, aide les malades qui passent tout près de la mort, à survivre. Des anecdotes du passage dans le service de Réanimation polyvalente du CHU Andohatapenaka.

Une patiente arrive au CHU Andohatapenaka, à l’agonie, un dimanche matin du mois de septembre, après plusieurs convulsions. « Sa tension artérielle est imprenable », lance une infirmière. Ses proches commencent à s’inquiéter sérieusement. Yeux révulsés, inconsciente, la vie de cette sexagénaire ne tient qu’à un fil. Pendant ce temps, les médecins et les infirmiers du service des Urgences, et ceux de la Réanimation polyvalente, courent dans tous les sens. Leur mission : sauver cette femme. Après l’injection d’un médica­ment, la patiente se calme, elle arrête de convulser. Elle est vite transportée dans une salle, où elle sera placée sous respirateur artificiel avec intubation.

Les paramètres commencent à évoluer, mais ils sont toujours inquiétants : sa saturation d’oxygène est basse, sa tension artérielle est instable. À partir de là, entrent en scène, seules, les équipes du service de Réanimation, dont une partie sont des internes qualifiants, en cours de spécialisation en anesthésie-réanimation. Ces médecins ne quitteront pas des yeux cette patiente. Vigilants et professionnels, ils repassent et vérifient l’état de santé de la malade, presque toutes les heures, de jour comme de nuit. L’équipe de la Réanimation polyvalente du CHU Andohatapenaka arrive à sauver cette femme. Au bout de neuf jours d’hospitalisation, elle a pu rentrer chez elle. Plusieurs malades à l’agonie, reviennent à la vie, dans ce service. « On essaie de faire notre maximum », lance le Dr Tolotraina Razanajoelina, l’un des plus jeunes médecins du service.

Tel est le quotidien des équipes du service de Réanimation du CHU Andohatapenaka. « C’est toujours chaud pendant les tours de garde », admet ce médecin de 24 ans, très passionné par le métier de réanimateur. Même les jours où il n’est pas de garde dans le service de Réanimation, il passe faire un petit tour, pour voir l’évolution des malades.

La plupart des patients se trouvent dans un état grave, dans ce service, et ont tous besoin d’une assistance particulière. Les équipes de réanimateurs dormiront très peu, pendant plus de 24 heures, la durée d’un tour de garde, car l’état de santé d’un patient peut, à tout moment, se dégrader. Comme une nuit de la fin du mois de septembre, où le Dr Christiano Judicaël Tila, interne de l’internat qualifiant en Anesthésie réanimation, est appelé d’urgence par la garde d’une malade qui est intubée. « La machine a lancé une alerte. C’est indiqué sur la machine “apnée” », s’inquiète-t-elle. La malade a arrêté de respirer, sa fréquence cardiaque s’affaiblit. Le Dr Tila tente de trouver une solution, en réglant la machine, mais les paramètres continuent à se dégrader. Puis, il décide d’extuber la malade. Ce médecin de 27 ans a déjà remarqué, plus tôt, qu’il y a du souci avec l’intubation. Il a pris la bonne décision. Le tube a été bouché par des sécrétions bronchiques de la malade, empêchant, ainsi, l’air d’entrer dans ses poumons. La malade revient à la vie après cette extubation.

Fonds d’équité

Animés par la passion de « sauver des vies », ces médecins réanimateurs ne laisseront aucun patient de côté. « Mon objectif dans cette spécialité est de sauver le plus de vies, tant que je pourrais », indique le Dr Tila. Tout le monde reçoit les soins nécessaires. Même ceux qui n’ont pas d’accompagnateur sont pris en charge. Toujours en fin du mois de septembre, un homme dans un état épileptique et inconscient, a été conduit dans cet hôpital par des personnes qui l’ont trouvé dans cet état dans la rue. Cet homme sera pris en charge, grâce au fonds d’équité de l’hôpital. Il a même pu faire un scanner, gratuitement. Les médecins et les infirmiers de garde ne vont pas le délaisser. Ils continuent à lui administrer des médicaments, à l’aspirer lorsque ses poumons sont encombrés. « Nous disposons de fonds d’équité pour les malades démunis, grâce aux activités de la pharmacie. Des évaluations sont effectuées pour déterminer ceux qui sont réellement dans le besoin, car ce fonds d’équité ne sera pas suffisant pour couvrir les besoins de tous les malades. Il y a beaucoup trop de démunis. Heureusement que l’État a alloué un budget pour les premiers soins d’urgence », indique le professeur Nasolotsiry Raveloson, directeur de l’établissement CHU Andohatapenaka, qui est également, un médecin anesthésiste-réanimateur.

En somme, la prise en charge dans ce service de Réanimation polyvalente satisfait les malades et leurs accompagnateurs. « On stresse moins, avec des équipes médicales comme celles du CHU Andohatapenaka. Elles sont professionnelles et sérieuses. Tous les services des hôpitaux devraient être comme celui-là », témoignent des membres de familles des malades.



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