Quand l’hypnose éveille sens et émotions


Classée à tort dans les méandres de l’ésotérisme, du spirituel et du divin, l’hypnose a bien du mal à trouver sa place de thérapie du bien-être et de l’accompagnement.

L’hypnose. Autour de cette thérapie, difficile de ne pas tomber dans les clichés. Vony Randrianasolo Louvet, coach spécialiste des comportements inconscients, thérapeute en hypnose, en a conscience. La praticienne nous explique la thérapie de l’état de conscience modifiée, une thérapie d’une heure, sans médicament, sans endormissement.

« L’hypnothérapie n’endort pas. Au contraire, elle éveille les sens et les émotions. C’est une véritable exploration de soi, une découverte de toutes nos ressources. Elle permet un changement de comportement en accord avec les besoins du sujet, rien n’est imposé. Sous hypnose, vous restez maître de votre corps, vous pouvez vous lever, parler ». C’est en ces termes que Vony Randrianasolo Louvet nous explique que contrairement à ce que l’on voit au cinéma, l’hypnothérapie se fait sans que le sujet soit endormi. Qu’il n’y a aucune forme d’emprise. Que le thérapeute et le patient sont tous les deux, confortablement assis. Que la séance ne se fait pas au cabinet du thérapeute mais dans un lieu choisi par le patient. Que la séance dure 45 minutes à une heure.

Exclusivement en français, l’hypnose proposée par Vony Randrianasolo Louvet, plus précisément l’hypnose ericksonienne, se présente comme un traitement de la douleur, autant que des peurs et angoisses, l’allergie, l’insomnie, les troubles alimentaire et sexuels, les addictions, les maux de dos.

Un traitement de la douleur

Elle ouvre aussi les portes de la performance et de la confiance en soi. « L’hypnothérapeute n’est ni un psychiatre, ni un psychologue. La thérapie est brève mais nécessite néanmoins plusieurs séances (6 en moyenne). L’hypnothérapeute intervient plutôt sur le registre du bien-être, du développement personnel, du savoir-être, de certaines techniques et compétences pour lever des blocages, révéler des potentiels. Pour cela, il y a un protocole thérapeutique. Tout se fait dans la bienveillance, l’empathie, il n’y a rien de coercitif », précise l’hypnocoach.

Un enfant, à partir de 4 ans, peut faire une séance d’hypnose. Mais la thérapie n’est pas indiquée à tous. « L’hypnothérapie est contre-indiquée pour les sujets présentant des pathologies (schizophrénie, paranoïa, troubles mentaux, bipolarité). Il arrive aussi qu’il y ait absence de compatibilités entre le thérapeute et le patient, auquel cas, le patient est réorienté vers un confrère », explique Vony Randrianasolo Louvet.

Bien qu’au stade des balbutiements à Madagascar, l’hypnose est reconnue dans les hôpitaux à l’étranger pour réduire le curseur de la douleur, anesthésique chez le dentiste ou lors d’un accouchement sans péridurale ou afin de s’affranchir des effets indésirables d’un état, d’une maladie. L’hypnose donne aussi de bons résultats dans le traitement de douleur, qu’elle soit vraie, un souvenir, ou une anticipation. Elle apporte un confort de vie, le bien-être à des fins thérapeutiques.

Elle aide également dans le lâcher prise, pour accompagner des sportifs de haut niveau, pour ne pas avoir peur de l’échec ou de réussir, et même la résistance au changement. Des problèmes contemporains qui ne demandent qu’à recentrer l’humain au coeur de la thérapie. Sans emprise. Sans médicament. Sans douleur.



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