Malnutrition chronique – Madagascar parmi les quatre pays en zone rouge


La malnutrition reste un fléau qui fait de sérieux dégâts à Madagascar. La Grande île se trouve à la quatrième place des pays les plus touchés par la malnutrition chronique.

La lutte contre la malnutrition sous toutes ses formes reste un grand défi pour notre pays. Il s’agit des propos de la professeure Hanta Marie Danielle Vololontiana, coordinatrice nationale de l’Office nationale de la nutrition (ONN).

Si l’opinion publique nationale et internationale est focalisée sur les cas de malnutrition aiguë qui sévit dans la partie Sud du pays, la Grande île est confrontée à un mal d’une plus grande envergure, la malnutrition chronique. Durant une séance d’échanges avec la presse, hier, à Ambodivona, la boss de l’ONN a révélé que Madagascar se trouve au quatrième rang des pays les plus touchés par la malnutrition chronique.

La malnutrition chronique dans la Grande île touche 42% des enfants. En comparaison, les enfants victimes de malnutrition aiguë qui est désignée localement par le terme “Kere”, est de l’ordre de 6%. Selon les explications, “on parle d’enfants puisque le taux de malnutrition dans un pays est évalué chez les enfants de moins de 5 ans”.Qu’elle soit aiguë ou chronique, la malnutrition se manifeste par un retard de croissance en termes de taille et de poids.

Mauvaise pratique alimentaire

“La malnutrition chronique touche l’ensemble du territoire, même la capitale”, souligne la professeure Vololontiana. La malnutrition aiguë relève de l’urgence, car elle peut être cause de décès, reconnaît l’ONN. Seulement, il faut aussi s’appliquer à solutionner la malnutrition chronique qui a des conséquences sociales et économiques importantes, puisqu’elle concerne l’ensemble du territoire.

Dans un plaidoyer, hier, la coordinatrice de l’ONN a déclaré que, “la malnutrition handicape le présent et l’avenir de nos enfants et par conséquent l’avenir de notre pays, puisqu’ils constituent le capital humain qui forment les éléments producteurs de demain”. La patronne de l’ONN indique, en effet, que la malnutrition affecte le développement intellectuel et physique de l’enfant et l’expose à des maladies.

La fenêtre pour lutter contre la malnutrition est toutefois étriquée. Elle se trouve dans les mille premiers jours de l’enfant, soit à partir de sa conception jusqu’à ses deux ans. “Cette période est la plus influente à l’atteinte d’une bonne nutrition. Sans quoi, la malnutrition aura des conséquences irréversibles », selon la professeure. Le constat est pourtant que c’est durant cette période précise que les habitudes nutritionnelles malgaches posent problème.

L’insécurité alimentaire causée, par exemple, par les aléas climatiques qui réduisent les récoltes, ou encore, les facteurs socio-économiques et démographiques, sont parmi les causes de la malnutrition sous toutes ses formes. Seulement, il y a une raison importante, la pratique alimentaire inappropriée dans la Grande île. L’ONN concède qu’amener la population à changer son comportement alimentaire est un de ses plus grands défis dans la lutte contre la malnutrition.



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