La dette de l’État auprès des pétroliers atteint 40 milliards d’Ariary


Les dettes de l’État envers les compagnies pétrolières s’accumulent. Elle seraient de l’ordre de 40 milliards d’Ariary actuellement selon le ministre de l’Energie et des Hydrocarbures, Andry Ramaroson. Il s’agit des subventions que l’État doit payer aux pétroliers dans le cadre du maintien des prix du carburant dans le pays, depuis 2019, malgré la fluctuation des prix sur le marché international.

Ce passif qui atteignait plus de 170 milliards d’ariary (décembre 2019) fut apuré grâce notamment à la baisse du prix de carburant sur le marché international. Depuis quelques mois suit à la hausse des produits pétroliers au niveau mondial, l’État est contraint de contracter de nouvelles dettes auprès des compagnies pétrolières pour maintenir le prix à la pompe.

Dans cet objectif, Andry Ramaroson a rencontré hier, en présence des représentants de l’Economic Board of Madagascar (EDBM), la direction générale du Trésor et la Direction générale des douanes le groupement des pétroliers. « J’ai rencontré le GPM aujourd’hui. Nous avons accordé nos violons par rapport aux prix des carburants) », a affirmé le ministre.

Le montant des allocations à attribuer à ces compagnies doit être inscrit dans la loi des finances 2022 qui va être discutée et adoptée au niveau des deux chambres parlementaires dans le cadre de la deuxième session parlementaire ordinaire à partir de ce jour.

Les subventions apportées aux compagnies pétrolières ne constituent pourtant pas une solution pérenne et efficace pour faire face à l’augmentation des prix des produits pétroliers selon les économistes. A l’instar des pays européens, comme la France, l’État malgache doit trouver d’autres solutions comme proposer le système de « chèques carburants » aux usagers en difficulté ou encore aux transporteurs en commun pour éviter de jouer l’État providence dont les conséquences connues de tous lors de la deuxième République, ne sont pas bonnes en matière d’économie, affirment les économistes.



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