Transport aérien – Le Business plan d’Air Madagascar décolle


Non- communiqués en Conseil des ministres, publiés ailleurs, les traits essentiels du Business plan de redressement d’Air Madagascar ont été dévoilés aux employés. Enfin.

L’horizon bouché se dégage pour Air Madagascar. Appelée à faire ses bagages. Les détails de son fameux Business plan, tenu en cachette, ont été partagés par ses dirigeants aux employés. Premiers concernés par les mutations à venir, réunis en Assemblée générale. Les points à retenir dans cette recherche de solution s’énoncent comme suit.

Concernant son statut légal, «Air Madagascar a été mise en redressement judiciaire. La procédure collective d’apurement des passifs évoquée en Conseil des ministres, a été déposée le 14 octobre ». Ce qui va lui permettre de se protéger d’éventuelles poursuites de ses créanciers e t d’éviter la déclaration de faillite. Selon des fidèles attachés à l’enseigne Air Madagascar « dans ce cas de figure, le changement de dénomination sociale n’a plus aucune importance. À moins de vouloir marquer à tout prix ce nouveau départ ».

Sur le volet opérationnel, « Air Madagascar (la maison mère), fusionnera avec sa filiale Tsaradia, assurant les vols domestiques, et deviendra Madagascar Airlines. La location d’un Boeing 787 avec équipage, maintenance et assurance, en ACMI pour desservir la ligne Antananarivo-ParisAntananarivo. L’exploitation de cette ligne devra commencer le 6 novembre avec deux fréquences par semaine estimées. Son A340, en cours d’immatriculation, va être mis à la disposition de la destination chinoise, une fois cette procédure achevée. L’autre A340 attend l’acquisition de moteur pour reprendre son envol ».

Compression massive

Les litiges avec Air France sur la location-vente de ces A340, ayant débouché par une amende de 46 millions d’euros infligée par le Tribunal de commerce de Paris à l’encontre d’Air Madagascar, serait résolue par la voie d’une médiation en les deux protagonistes. La ré-immatriculation de l’un des deux A340 serait un bon signe allant dans ce sens. Malgré les critiques selon lesquelles, l’acquisition et l’exploitation de ces deux aéronefs, budgétivores à l’entretien et gros consommateurs de carburants, ont l’une des causes du déficit financier abyssal d’Air Madagascar. 80 millions de dollars de pertes et de dettes aux derniers décomptes, il a été décidé de les maintenir et de les entretenir.

Madagascar Airlines prévoit également de louer un Embraer E 190, toujours sous le format Acmi, pour les vols régionaux. Une ligne reliant La Réunion est, par exemple, en option. Alors que les vols domestiques vont s’organiser comme auparavant.

En outre, « la compagnie fusionnée aura pour ambition de remettre à flot son centre de maintenance aéronautique. Ce centre avait fait la fierté d’Air Madagascar pour la réparation des aéronefs ».

Sur l’aspect social, une réduction du nombre du personnel es t a t tendue compte tenu de l’effectif jugé pléthorique d’Air Madagascar et de Tsaradia par rapport au nombre d’appareils composant sa flotte. Une incitation au départ volontaire est à initier, pour arriver à « une compression massive à visage humain ».

Les grandes « lignes » de l’opération sauvetage sont ainsi tracées. Il reste à les suivre pour un atterrissage en douceur.



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *